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Pétrole et droits de l’homme: les liaisons dangereuses

Mercredi 24 novembre 2010

Chères amies, chers amis,

Nous vous proposons de nous retrouver le mercredi 15 décembre 2010 à 19h30 à l’Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint Germain des Prés, Paris 6ème, pour le prochain débat de Pensez Libre sur le thème:

Pétrole et droits de l’homme: les liaisons dangereuses


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Les activités d’exploration/production pétrolières peuvent être considérées comme une “bénédiction” pour les Etats producteurs mais malheureusement plus souvent comme une véritable “malédiction”… Mais pas seulement pour les Etats, mais aussi pour les droits de l’homme.

Qu’en est-il dans le monde d’aujourd’hui ? Faut-il toujours voir le pire ou pouvons nous constater une vraie prise en compte des droits de l’homme par les sociétés pétrolières ?  Au moins celles exposées au regard des ONG, de la bourse et des medias ? Le pétrole source d’injustice et de conflits ou le pétrole source de mieux être des populations ?

Nous vous proposons d’aller au coeur d’un monde en réalité peu connu où le secret a parfois pris le dessus sur la transparence.

En présence de :

Francis Perrin,  Directeur de la rédaction du bimensuel Pétrole et Gaz arabes, professeur associé à l’université Pierre-Mendès-France à Grenoble et vice-président d’Amnesty France.

Jean François Lassalle,  Directeur des Affaires publiques France et ONG du groupe Total.

Amicalement

Stéphane Brabant et Olivier Mousson

RSVP obligatoire par mail

Rôles de l'entreprise ,

  1. del boca
    Jeudi 16 décembre 2010 à 01:56 | #1

    Les intervenants ont apporté une contribution extrêmement intéressante à la question posée.

    On peut rappeler que les pays producteurs de pétrole – que ce soit en Afrique, au Moyen Orient ou en Russie – n’étaient pas des pays démocratiques au sens où, nous Occidentaux, l’entendons avant que les pétroliers n’y arrivent.

    Il n’est pas sûr que l’arrivée des sociétés pétrolières aient profondément changé la situation, sinon enrichi une élite qui confond trop souvent l’intérêt général et le sien !

    Les sociétés pétrolières ont manifestement dépensé beaucoup d’argent pour aller dans ce sens et favoriser les populations du lieu et les questions environnementales. C’est bien de le faire. Cela aura très certainement un impact. Mais il faut se rendre compte que nos mots n’ont pas forcément la même signification en Afrique qu’en Europe pour des raisons historiques et sociologiques. Notre échelle des valeurs et nos priorités ne sont pas les mêmes.

    Bien évidemment, nous rêvons d’une démocratie pour chacun d’un gouvernement comme le disait si bien A Lincoln « pour le peuple et par le peuple ».

    Pour beaucoup, la priorité ce serait d’abord de lutter contre la misère. Le premier droit, ce serait avant tout de se nourrir et de nourrir sa famille.

    Après, ils pourront réfléchir sur les droits de l’homme ou sur l’écologie dans ces pays. S’ils le veulent. Cela passe par un changement radical de leur élite qui doit renoncer aux avantages personnels et à la corruption enracinée par la tradition. Un long chemin. Une immense prise de conscience.

    Les sociétés pétrolières ont probablement un contrôle indirect sur certains dirigeants. Mais leur intérêt politique n’existe que dans la mesure où ils sont acceptés. Là aussi, on joue sur l’image comme partout ailleurs.

    Mais les sociétés pétrolières face aux groupes de pression vont elles intervenir pour avoir une belle image en occident ; presse, bourse ? Ou vont elles s’impliquer dans la “conversion ” des chefs d’état dans le chemin de la repentance ? Deux voies qui ne sont peut être pas si proches que cela.

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