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Catégorie : Quel rôle pour l'état ?

Comment redonner du sens au politique ?

Lundi 7 juin 2010

Chères amies, chers amis,

Nous vous proposons de nous retrouver le mercredi 30 juin 2010 à 19h30 à l’Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint Germain des Prés, Paris 6ème, pour le prochain débat de Pensez Libre sur le thème:

Comment redonner du sens au politique ?

En présence de :

bou-et-cyn

Cynthia Fleury, philosophe

Jean-Louis Bourlanges, homme politique

Force est de constater le pessimisme grandissant et la défiance des français vis-à-vis de leurs hommes politiques et de l’action politique en général. Pourtant, des solutions existent pour redynamiser notre démocratie, mais elles ne sont appliquées. Quels sont donc les freins au changement des pratiques politiques ? Et comment les débloquer ?

A bientôt

Stéphane Brabant et Olivier Mousson

RSVP obligatoire par mail

Biographies

Cynthia Fleury

Chercheur  au laboratoire “Conservation des Espèces, Restauration et Suivi des Populations” (CERSP - Muséum National d’histoire naturelle - CNRS), professeur à l’American University of Paris, ses travaux portent sur les conduites entropiques des démocraties, la réforme des institutions et des comportements, les outils de régulation démocratique et de gouvernance publique.

Cynthia Fleury a publié plusieurs livres dont Dialoguer avec l’orient (PUF, 2004), Les pathologies de la démocratie (Fayard, 2005; livre de poche 2009), Imagination, imaginaire, imaginal (PUF, 2006). Son dernier ouvrage vient de sortir: La fin du courage (Fayard, 2010).

Elle tient une chronique hebdomadaire dans l’Humanité:-http://www.humanite.fr/+-La-chronique-de-Cynthia-Fleury-+

Enfin elle est vice-présidente d’Europanova, ONG de promotion du débat public et de l’intérêt général européen.



Jean-Louis Bourlanges


Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1969), agrégé de lettres modernes (1971), Jean-Louis Bourlanges a été admis à l’Ecole nationale d’administration (ENA) en 1975. Par la suite, il a été nommé auditeur puis conseiller référendaire à la cour des comptes et a enseigné dans diverses universités et centres de recherches.

Il a été conseiller municipal de Dieppe de 1983 à 1989, conseiller régional de Haute-Normandie entre 1986 et 1998 et député européen de 1989 à 2007.

Il a été président du Mouvement Européen - France.

En juillet 2007, il a été nommé au Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions mis en place par Nicolas Sarkozy.

Actuellement , il est conseiller maître à la cour des comptes et professeur-associé à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

Il est par ailleurs, éditorialiste pour divers journaux et magazines, notamment sur France Culture où il participe régulièrement à l’émission “L’esprit public“  animée par Philippe Meyer, diffusée le dimanche matin.

Enfin, il est l’auteur de plusieurs essais politiques: Droite, année zéro (Flammarion,1988), Le rendez-vous manqué de la rénovation, dans l’Etat de l’opinion (Sofres, 1990), Le diable est-il européen ? (Stock, 1992).


Quel rôle pour l'état ?

De la nécessité d’un cadre juridique contraignant dans la lutte contre le réchauffement climatique

Samedi 26 décembre 2009

“Rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité”, “ultimatum écologique”, les enjeux et attentes autour de la conférence de Copenhague étaient immenses. La conférence de Kyoto qui précéda Copenhague, constitua sans nul doute une avancée majeure dans la lutte contre le réchauffement climatique mais laissa un goût amer à la communauté internationale.

Les Etats-Unis avaient en effet refusé de signer ce protocole qui soumettait ses signataires à une stabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Dès lors, le protocole historique voyait sa superbe abimée par l’absence du plus gros pollueur planétaire.

Les Etats, loin de renoncer s’étaient donc donnés rendez vous à Copenhague pour tenter de trouver cette fois-ci un accord international qui satisferait l’humanité toute entière.

Mais, le juriste ne saurait se satisfaire de simples déclarations. Le consensus difficile à atteindre soit il, ne doit pas masquer l’absolue nécessité d’adjoindre à la règle de droit une véritable sanction. L’absence de sanction vidant totalement la force obligatoire de la loi.

Dès lors, nous ne pouvons être que sceptique quand à la teneur des engagements qui seront pris au sommet de Copenhague.

Au-delà des grands principes, il conviendrait d’établir une véritable juridiction internationale afin de venir constater et sanctionner la violation des règles relatives au réchauffement climatique. Ceci n’est selon nous pas un idéal mais une absolue nécessité. Le consensus de Copenhague aurait du conduire en la rédaction d’un véritable traité auquel les Etats n’auraient eu d’autre choix que de s’y soustraire.

Loin d’être utopique, cela nous semblait réaliste. Qui aurait pu croire en la possible création d’une Organisation Mondiale du Commerce?

Il serait donc possible de créer cette institution dotée de son propre mécanisme de règlement des différends. Toutefois, à l’instar de Kyoto, Copenhague ne demeurera certainement qu’une litanie de grands principes: le congrès américain refusant de se voir lié par un possible mécanisme de sanctions.

Kyoto avait débouché sur la signature d’un protocole qui s’il ne sanctionnait pas juridiquement, punissait tout du moins économiquement les Etats contrevenants.

Copenhague pour être un succès véritable se devait donc de dépasser la simple sanction pécuniaire. Un traité avec de véritables sanctions juridiques mais sans mécanisme de sanction juridique demeurait donc le véritable objectif de ce sommet.

La signature d’un tel accord aurait obligé la ratification des parlements nationaux et déboucherait in fine sur un débat dans chaque Etat.

N’était ce pas là également l’objectif de Copenhague? Sensibiliser les populations au réchauffement climatique.

Les Etats n’étaient visiblement pas enclin à un traité dès lors Copenhague aura assis le statut quo en la matière.

Sans pour autant vilipender une telle solution, celle-ci est bien en retrait eu égard aux objectifs premiers affichés.

Un bon accord est avant tout un accord réalisable. Nous pensons qu’à l’issue des 15 jours de discussions, l’accord final aurait du constituer une avancée mais demeurer raisonnable dans ses objectifs.

En effet, Kyoto est restée lettre morte dans la plupart des Etats. Avant de se montrer plus ambitieux, n’était-il pas nécessaire de faire appliquer effectivement le protocole de Kyoto?

En témoigne les résultats catastrophiques de certains Etats. Ainsi, le Canada s’était il engagé à une réduction de 6% de ses émissions pour 2012 ; il atteint déjà +26% en 2007. La Nouvelle Zélande avait un objectif de 0% ; elle est à +22%.

L’engagement se devait réaliste et ne laisser aucun Etat au bord de la route : il ne devait surtout ne pas se focaliser sur les pays développés. Les Etats en voie de développement ayant une marge de manœuvre beaucoup plus restreinte à cause des coups financiers engendrés par la réalisation pleine et effective de la réduction des gaz à effet de serre.

Le transfert de technologie demeurait de fait un élément essentiel du débat.

Un accord était certes requis, il s’avérait nécessaire, mais pas à n’importe quel prix. La quête effrénée d’un consensus a mené à un accord vide de sens. Si la sanction juridique demeurait de l’utopisme, il convenait de ne pas basculer dans l’excès inverse.

L’absence d’un réel accord à l’issu du sommet vient donc “plomber” la dynamique “verte.

Le consensus diplomatique n’est plus suffisant aujourd’hui. Le sommet de deux semaines a finalement débouché sur une promesse des 28 Etats (les plus gros pollueurs planétaires) qu’il ne faut pas que le réchauffement moyen dépasse 2 °C par rapport aux températures préindustrielles (avant 1 800). Mais dénuée de sanction juridique, cet engagement relève plus de la promesse que du réel engagement. Rendez vous est pris pour la 16e conférence qui se tiendra à Mexico, du 29 novembre au 9 décembre 2010. Entre-temps, des retrouvailles intermédiaires sont prévues à Bonn dans six mois où de réelles prises de position sont attendues.

Jonathan Proust

Juriste-doctorant Université Paris I Panthéon Sorbonne

Quel rôle pour l'état ?

Prochain débat Pensez Libre : Où va l’Afrique ?

Samedi 7 novembre 2009

sans-titre1Chères amies, Chers amis,

L’Afrique c’est plus de 30 millions de km2 (soit 20% des terres immergées mondiales), près d’1 milliard d’habitants (soit 15,5% de la population mondiale et bientôt 20%), 53 Etats (sur 193 soit environ 28%) et environ 2000 langues (sur 6000).

Mais l’Afrique ne représente plus maintenant que 1% des exportations mondiales et 1% des investissements étrangers directs dans le monde (au lieu des 5% et 6% respectivement il y a environ 20 ans).

L’Afrique est un continent aussi riche par ses diversités culturelles et géographiques (”les Afriques”) que par ses ressources naturelles (minières, pétrolières etc.) mais, selon certains, c’est aussi et malheureusement “le continent le plus ravagé par les conflits” ethniques (frontières), politiques (gouvernance), sociaux-politiques (pauvreté) ou les guerres civiles (matières premières)”.

L’Afrique nourrit tant d’espoirs mais parfois des déceptions, elle génère tant de convoitises mais aussi quelque fois des rejets, elle est le continent de tant de joie de vivre mais aussi de déséquilibres (éducation, santé, infrastructure).

L’Afrique respectueuse des traditions est un fondement de son équilibre, l’Afrique moderne est en route (bourse, éducation et santé à distance etc.).

Quelle est/sera la place de l’Afrique dans le monde du XXIème siècle ? Quel est ou devrait être le rôle des Etats, organisations sous-régionales ou continentales africains, de la communauté et des organisations internationales mais aussi celui des investisseurs africains et internationaux ?

Tant de questions et de réflexions à partager et de recommandations à suggérer, autour de:

.  Mustapha Niasse, ancien Premier Ministre du Sénégal,

.  Michel Roussin, ancien Ministre de la coopération, Conseiller du Président de Véolia Environnement

Lionel Zinsou, Président de PAI, Conseiller spécial du Président de la République du Bénin

A la prochaine conférence de Pensez Libre :

“Où va l’Afrique? ”


le 18 novembre à 19h30 à l’Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint Germain des Prés, Paris 6ème

Nous comptons sur votre présence

Amicalement,

Stéphane Brabant
Olivier Mousson

Inscription obligatoire par mail


Biographie de Moustapha Niasse

Né le 4 novembre 1939 à Keur Madiabel) est un homme politique sénégalais, ancien Premier ministre.

Il poursuit ses études au Lycée Faidherbe de Saint-Louis, puis à l’Université de Dakar et enfin à Paris. Il est également diplômé de l’École nationale d’administration du Sénégal.

Après une carrière dans la haute fonction publique où il aura été Directeur de cabinet du Président Senghor, Moustapha Niasse est nommé Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement le 15 mars 1978 et Ministre des Affaires étrangères le 19 septembre 1978, puis Premier ministre en avril 1983 pour un mois.

En juin 1993, il redevient Ministre des Affaires étrangères jusqu’en juillet 1998 où il est nommé représentant du Secrétaire général des Nations unies dans les pays des Grands lacs.

En 2000, il est candidat de l’Alliance des forces du progrès (AFP) à l’élection présidentielle. Il arrive en troisième position au premier tour organisé le 27 février 2000 avec 16,8 %. Suite à la victoire d’Abdoulaye Wade, il est nommé Premier Ministre.

Le 12 juin 2002, le Secrétaire général des Nations unies le nomme envoyé spécial pour aider les parties congolaises à parvenir à un accord inclusif sur le partage du pouvoir durant la transition en République démocratique du Congo.

Il a été nommé en 2005, par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, membre du Haut Conseil pour l’Alliance des Civilisations.

Le 19 décembre 2006, la Coalition Alternative 2007, regroupant 10 partis politiques de l’opposition, a désigné Moustapha Niasse comme candidat pour l’élection présidentielle de 2007.2

Le 25 février 2007, lors du premier tour de l’élection présidentielle (qui voit la réélection du président Wade), il remporte 203 129 voix, soit 5,93 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs annoncés par le Conseil constitutionnel le 11 mars suivant.

Moustapha Niasse a également créé plusieurs entreprises dont International Trading Oil and Commodities, Surestream Petroleum, et est membre du Conseil d’Administration de la société canadienne MagIndustries.


Biographie de  Michel Roussin

Michel Roussin, né en 1939 à Rabat, au Maroc, est un ancien Ministre de la coopération, conseiller du Président Véolia Environnement, administrateur de Véolia Maroc.

Docteur ès lettres, diplômé de l’école nationale des langues orientales, il est officier d’artillerie de 1960 à 1963, avant de rejoindre la gendarmerie comme officier.

A partir de 1969, il est chargé des relations avec la presse à la Direction de la gendarmerie et de la Justice militaire, au ministère des Armées. Après trois années de service, il est nommé Commandant militaire de l’Hôtel Matignon (1972 - 1976), où il fera la connaissance de  Jacques Chirac.

Détaché en qualité de Sous-Préfet, il est Directeur de cabinet du Préfet d’Indre-et-Loire, puis, du Premier-ministre Jacques Chirac (1976).  Michel Roussin devient Directeur de cabinet  auprès d’Alexandre de Marenches et Pierre Marion, à la Direction Générale des services secrets (SDECE) de 1977 à 1981.

Par la suite, il devient Chargé de mission auprès du Président de la Compagnie générale des eaux (1981), avant de rejoindre Jacques Chirac, alors Maire de Paris, comme Administrateur de la commune de Paris. Directeur de cabinet de Jacques Chirac, premier magistrat de la capitale (1983 - 1986), puis de Chirac, chef du gouvernement (1986 - 1988), à nouveau de Chirac à l’Hôtel de Ville (1989 - 1993).

En 1993, il est élu Député de Paris, mais renonce à son mandat pour entrer dans le gouvernement comme Ministre de la Coopération d’Edouard Balladur (1993 - 1994).

De 1995 à 1999, il est Président de SAE International, groupe de BTP Eiffage.

De 1999 à 2009, il est Vice-Président Afrique du groupe Bolloré, et membre du Conseil Economique et Social.

Depuis 2009, Michel Roussin est Conseiller du Président Véolia Environnement, Administrateur de Véolia Maroc.

Officier de la Légion d’Honneur, Croix de la valeur militaire, Michel Roussin est depuis 1996 Président du Comité Afrique au MEDEF International. Il a été nommé en mai 2004 Conseiller d’Etat en service extraordinaire.


Biographie de Lionel Zinsou

Lionel Zinsou, 54 ans, est  banquier d’affaires franco-béninois, Président du fonds d’investissement PAI Partners.

Diplômé de l’École Normale Supérieure de Paris (1975), agrégé de Sciences économiques, d’Histoire économique et d’Économie du développement, Lionel Zinsou a démarré sa carrière professionnelle comme maître de conférences et professeur d’économie à l’Université de Paris XIII et conseiller du Ministre de l’Industrie puis du Premier Ministre.

A partir de 1986,  il rentre chez Danone où il a occupé plusieurs fonctions, notamment  Directeur du développement, Directeur Général de HP et de Lea & Perrins et membre du Comité Exécutif. .

En 1997, il rejoint la banque Rothschild  et devient Associé Gérant de Rothschild & Cie où il a notamment été en charge du Groupe Biens de Consommation, et responsable de la zone Moyen-Orient et Afrique ainsi que membre du Global Investment Bank Committee.

Depuis 2008, Lionel Zinsou  est chez PAI ( Paribas Affaires Industrielles), dont il est aujourd’hui Président.

Très attaché au continent africain et se définissant comme un “afro-optimiste, Lionel Zinsou est opérateur économique - à travers une entreprise, la CSEB (Compagnie de service des entreprises du Bénin qui est une société de nettoyage industriel, gardiennage, infographie) - et culturel - à travers la Fondation Zinsou, “fondation privée tournée vers la culture et l’action sociale, se consacrant à l’art contemporain africain”.  Lionel Zinsou est également conseiller spécial du Président béninois Yayi Boni.

Membre du comité directeur de l’institut Montaigne, il est également animateur du Club Fraternité, cercle de réflexion de Laurent Fabius, et Président de Cap Afrique, un think thank indépendant dont la mission est d’aider à mieux comprendre le continent africain, de travailler au changement de sa perception trop souvent négative et d’en renforcer l’attractivité.

Quel rôle pour l'état ?