Billet d’Humeur - Les Français sont honorables
Ce n’est pas tant (ou seulement) d’argent que surtout de confiance dont nous avons besoin.
Le saupoudrage de mesures dites sociales ne pourra plus jamais réparer le déficit de confiance acquis (DCA) dont est atteint le Président ( c’en est au demeurant aussi vrai des mesures économiques et financières).
Quel que fut le Président, en temps de crise c’est dommage. Mais c’est ainsi.
Nous vivons le drame de l’absence d’un gouvernement, cette collégialité d’hommes et de femmes qui nous représentent collectivement plus facilement qu’un seul homme.
Nous sommes perdus car même le secret espoir d’un changement de gouvernement ne pourra rien changer. Un seul homme prétend tous les représenter au lieu de leur avoir laissé le soin de nous faire parfois un peu rêver soit par ce qu’elles ou ils auraient pu faire, soit par la perspective de les voir remplacer. C’est un peu ça la France.
Alors le risque est de voir l’espoir se tourner vers le remplacement du Président lui-même, celui-là même qui voulait être notre sauveur ne pourrait un jour plus le devenir que lorsqu’il suscitera l’espoir de son départ pour que tout aille mieux.
Tout n’ira pas nécessairement mieux, mais les français se nourriront d’un nouvel espoir au moins pour un temps.
Tout ceci n’est jamais souhaitable en temps de crise car c’est une crise de plus.
Se rassembler en temps de crise est une condition pour “s’en sortir”. Il aurait été souhaitable de le faire autour d’un Chef d’Etat ET de son gouvernement. C’était possible si nous avions ressenti être respectés. Mais des chercheurs aux professeurs, médecins, étudiants, avocats, magistrats, syndicalistes, employés, parents, patrons, immigrés, Ministres, fonctionnaires et autres catégories de français tellement diversifiées, le sentiment est au rejet.
Il est temps d’une politique tournée d’abord vers le respect, pas celui circonstantiel qui ne suscite lui-même aucun respect, mais d’une attitude vraie qui passe d’abord par celle que devrait un Chef d’Etat à son équipe et qui ensuite descendrait envers chacun d’entre nous. Le respect n’est pas une qualité qui s’achète, elle est, et, aujourd’hui, elle manque.
Un triste sentiment d’être vus comme des “quantités négligeables” (ne revenons pas sur des qualificatifs utilisés qui n’alimentent pas le débat d’idées et l’échange sur les valeurs) règne en France. C’est ça le plus terrible dans la France d’aujourd’hui.
Que faire ?
Donnons-nous confiance, créons des cercles de solidarité, inscrivons notre avenir dans la réunion d’un peuple qui a montré dans l’histoire qu’ensemble il peut et sait traverser les crises.
Le Dazibao


Oui effectivement, il règne en France une atmosphère antagoniste et violente. La brutalité du Président de la république, et son gouvernement clanique, construisent des barrières entre les communautés françaises : ceux qui ont du travail et ceux qui n’en n’ont pas, ceux qui sont de gauche et ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont voyous et ceux qui pensent ne pas l’être.
Bref, le président a créé - volontairement ? - les conditions d’une explosion sociale qui pourrait être bien plus violente que celle de 1968.
La pornographie de certains résultats du CAC, comparée à la misère d’une société en phase de smicardisation rampante, entourée d’une Europe impuissante, mettent la France dans une situation explosive.
Le président, d’une nullité imparable dans la gestion de ses dossiers, et d’une gestion hyper-idéologique de la politique, fait preuve d’un esprit partisan.
Président, il est toujours en campagne alors que l’on lui demande simplement de faire le job.
La seule chose qu’il fait, c’est mettre la France à feu et à sang !
Âujourd’hui, peut-être encore plus qu’hier, les politiques sont tributaires de la necessité de répondre rapidement à des questions qui impliquent et du recul et de la rélfexion.
Or, fax oblige, email oblige, on croit qu’il n’y a qu’à… demander pour avoir en un clic une réponse.
Pas si simple que cela.
Nicolas Sarkozy occupe le terrain médiatique. On peut le lui repprocher, mais rélechissons, n’est il pas - lui et tous les autres, y compris les opposants - contraint de répondre même à des questions qu’il ne maitrise pas. N’y a t il pas une pression médiatique du tout tout de suite et de cette surenchère des images, des slogans, des bons mots ?
Quelque part, on est parti dans une dérive.
On accuse le président d’être partout et nulle part. Mais à y regarder de plus près, il y a un premier ministre et des équipes qui travaillent énormément, et finalement, que font les politiques sinon signer des milliers de dossiers qui sont le résultat de ce travail.
Alors, quand le président occupe le terrain, il fait en fait des relations publiques et correspond à cette époque que nous vivons, un peu surréaliste où Jospin chante les feuilles mortes à la télévision, où le best du best, c’est d’aller chez Drucker.
Les politiques sont-ils responsables ?
Très certainement d’avoir accepté au départ d’être photographié, vu, mais le voyeurisme n’est il pas aussi à l’origine de cette épopée ?
Sarkozy a plus que d’autres sans doute contribué à désacraliser la fonction : et sa love story avec Carla Bruni Tedeschi a renforcé le phénomène ; De Gaulle épousant Brigitte Bardot ?
La comparaison, un peu forcée, permet de mesurer en un demi siècle la dérive. Mais n’a t on pas les hommes politiques que l’on élit ?
J’entends déjà les réactions : mais cohérence oblige, le suffrage universel reste maître, à moins qu’on ne distingue les intelligents, ceux qui pensent bien (c’est à dire du même avis) et les non intellligents, ceux qui pensent autrement ?
Vaste débat.
In medium justum est