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Catégorie : Travail & vie personnelle

Une crise révélatrice d’inégalités. Les femmes subissent d’avantage les effet de la crise

Samedi 17 octobre 2009

UNE CRISE REVELATRICE INEGALITES HOMMES FEMMES ELLES SUBISSENT DAVANTANGE LES EFFETS DE LA CRISE
Une coopération UNION/ONU pour tenter de trouver des solutions.

La crise financière touche les femmes différemment que les hommes
(Commissions)
Droits de la femme/Egalité des chances - 30-09-2009 - 19:30

La commission des droits de la femme et de l’égalité des genres du Parlement européen a débattu, le 30 septembre, en présence de la directrice du Bureau du Fonds de développement de l’ONU pour la femme (UNIFEM), Osnat Lubrani, de la différence d’impact de la crise financière sur les hommes et sur les femmes. Mme Lubrani a souligné que les femmes avaient été plus durement touchées, principalement les immigrées et les plus pauvres. Elle a plaidé pour un partenariat solide entre le Parlement européen et l’ONU sur cette question afin d’aboutir à des mesures plus performantes, notamment afin de permettre d’améliorer les connaissances des femmes sur les questions financières.

Comment inciter les femmes à améliorer leur connaissance des questions financières, créer de nouveaux marchés du travail moins divisés entre femmes et hommes ainsi qu’encourager les filles à choisir des emplois techniques, autant de questions qui ont intéressé les députés. De bons exemples et des solutions peuvent être trouvés en Europe, a souligné Mme Lubrani. Un partenariat solide entre l’ONU et l’UE conduirait à une meilleure performance et à plus d’efficacité, selon elle. La présidente de la Commission parlementaire, Eva-Britt Svensson (GUE / NGL, SE), a souligné que la crise est un défi porteur de changements. Toutefois, elle a regretté que l’économie en revienne à traiter des affaires courantes. Des exigences réalistes de changement doivent être mises en avant, a-t-elle insisté.

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http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/014-61364-271-09-40-902-20090928IPR61363-28-09-2009-2009-false/default_fr.htm

Rôles de l'entreprise, Travail & vie personnelle

Vers une société durable

Lundi 6 avril 2009

Crise de 2008, crise de siècle

L’automne 2008 a été pour le moins animé sur les Bourses mondiales.

Dans la continuité d’une chute entamée depuis mi-2007, le système financier mondial a connu un éclatement majeur au dernier trimestre 2008. Depuis quelques temps déjà, les prix de l’immobilier, des matières premières et des denrées agricoles atteignaient des sommets, annonciateurs d’une profonde crise de surproduction et de spéculation.

Suite à la crise des crédits hypothécaires, l’éclatement de la dette des ménages américains a eu des répercussion en chaîne dans l’ensemble des pays et des secteurs mondiaux. A tel point que le risque systémique d’effondrement du système financier international a été à plusieurs reprises envisagé.

De la faillite de Lehman Brothers aux prises de contrôle de l’état américain sur les organismes Fannie, Mae et Freddie Mac, en passant par la recapitalisation en masse des banques européennes, le système financier mondial a connu une période de déstabilisation majeure, comparable à la grande crise de 1929.

Récession ? Dépression ?

Chaque économiste, chaque politique, chaque citoyen cherche à définir et comprendre cette crise dont personne ne parvient réellement à cerner les contours ni les responsabilités. Traumatisées par le spectre de la dépression économique des années 1930 et par le terrible conflit mondial qui en est sorti, les économies du monde entier ont toutes lancé des plans de relance publics et privés, afin de soutenir la consommation et l’investissement et tenter d’éviter une spirale déflationniste globale. Plan de relance américain de 800 milliards de dollars, initiatives publiques européennes de 1,5% du PIB, les Etats sont massivement intervenus sur les marchés pour soutenir les banques, les investissements des entreprises et la consommation des ménages.

Au-delà d’une de la nécessaire dynamique de plans de sauvetage à court-terme, une question centrale demeure cependant : qui est responsable ? que doit-on changer ?

Une réponse un peu vague entrée dans le langage courant est du type « tout le monde et personne à la fois ». « Tout le monde » car cette crise est la résultante de l’effondrement d’un système global, prévisible depuis plusieurs décennies, et « personne » parce que personne n’avait intérêt à le remettre en cause.

Au cours de l’année 2008, les cours boursiers mondiaux ont chuté de 50% dans le sillage de l’éclatement simultané des bulles des matières premières, du secteur immobilier et des denrées agricoles.

Cependant, si les mécanismes de la crise de 2008 sont bien ceux d’une crise de surproduction et de spéculation, de surévaluation de la demande et des prix, les causes fondamentales en semblent cependant bien plus profondes.

Les causes de la crise de 2008 semblent en effet se trouver au cœur-même des piliers qui ont construit le capitalisme financier du XXème siècle.

Si le XXème siècle a permis la reconstruction occidentale et des accès réels à une société de confort, la crise financière de 2008 semble confirmer que, depuis quelques décennies, le système économique et politique mondial reposait sur des déséquilibres structurels, qui rendaient cette crise inévitable.

Le XXIème siècle a fait une entrée fracassante dans notre quotidien avec les terribles attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Ces mêmes attentats ayant été suivis de la guerre en Irak, de l’arrivée de nouvelles puissances sur la scène géopolitique mondiale et de la crise financière de 2008.

Ces signaux mettent en lumière un profond changement d’époque, un changement des équilibres politiques, économiques, écologiques et sociaux. Le XXème siècle a connu une forte dynamique économique et commerciale, basée sur cinq piliers de croissance, mais qui sont aujourd’hui dépassés.

1. La croissance économique du XXème siècle a été fondée sur l’économie du pétrole : elle est aujourd’hui remise en cause par l’épuisement progressif des ressources fossiles et par les dérèglements climatiques causés par l’activité industrielle humaine.

Le Protocole de Kyoto donne depuis 1997 un cadre de coopération internationale dans la lutte contre le changement climatique : afin de limiter l’augmentation de la température terrestre à 2-3 degrés d’ici 2100, le XXIème siècle met en place une dynamique de ressources chères et d’énergies propres. La crise de 2008 révèle une profonde crise de transition énergétique, au sens où elle place les nations du monde entier dans un contexte de pénurie de ressources et de recherche de nouveaux modèles de croissance verte, autour d’une économie décarbonée.

2. Le système géopolitique du XXème siècle a été structuré autour du leadership des Etats-Unis : il semble aujourd’hui en voie d’une recomposition multipolaire, constituée autour de nouvelles lignes de forces, marquées par la montée en puissance des économies émergentes comme le Brésil ou l’Inde, et le retour sur la scène internationale d’acteurs majeurs comme la Chine, la Russie et le Moyen-Orient. Ce nouvel ordre mondial sera source de tensions énergétiques et gépolitiques, mais aussi d’opportunités de coopération dans la lutte contre le changement climatique.

3. L’économie du XXème siècle s’est structurée dans un processus de dérégulation constante, à tel point que les Etats ont été nettement dépossédés de leur pouvoir économique. Le XXIème siècle verra sans doute un retour partiel de politiques économiques publiques plus volontaires, où les Etats du monde occidental comme des pays émergents deviendront de véritables pilotes économiques au travers de partenariats publics et privés.

4. L’économie du XXème s’est construite autour de la notion de maximisation du profit : le système financier mondial s’est bâti autour du postulat que la maximisation des intérêts particuliers des entreprises menait à l’intérêt général. La croissance des inégalités sociales, dans les pays développés, comme dans l’axe Nord-Sud, les pollutions et les dérèglements environnementaux, ont montré que croissance économique et la maximisation seule du profit pouvaient être sources de profonds déséquilibres. Les entreprises du XXIème siècle devront alors concourir à la recherche équilibrée d’intérêts économiques, écologiques et sociaux, dans leur mode de fonctionnement comme dans les produits qu’elles commercialiseront.

5. La société du XXème siècle s’est construite autour de la société de consommation : cependant, les excès d’une société désormais surinvestie par les médias, la publicité et l’argent ont alimenté un sentiment de perte de sens généralisé. Le XXIème siècle se construira alors dans la quête d’une société du bien-être et de formes de spiritualités collectives, alimentées par les associations, les religions, les partis politiques, les femmes, les minorités et le pouvoir citoyen. Dans le monde occidental tout particulièrement, le XXIème siècle verra l’émergence du « citoyen », là où les actes de consommation prendront désormais un véritable sens éthique, écologique et social.

La crise financière de 2008 n’est donc pas qu’une crise de surproduction. Elle est également et surtout une crise de système, car elle remet en question le mode de fonctionnement même de la société moderne. Les excès de la finance mondiale, entraînée par une spirale de déresponsabilités confortables, ont participé à une déshumanisation progressive de l’économie, à tel point que cette dernière a semblé dériver de son objectif initial. A savoir celui de créer de la richesse sociale et de permettre à chacun d’avoir « un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires » (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme» (1948).

2009 apparaît alors comme l’année charnière qui fait basculer les citoyens du monde dans une nouvelle époque. Celle d’une société durable.

Société construite autour de la transformation des modes de vie et de la rénovation des relations humaines, dans le cadre d’un projet commun de protection de la planète et de lutte contre le changement climatique.

Version PDF téléchargeable : Vers une société durable

T. MERCIER

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Citoyennes oubliées

Lundi 22 décembre 2008

plume-libre

L’expression « mère au foyer » est encore une expression tabou, il est difficile de l’aborder sans susciter les préjugés des uns et des autres. Sourires en coin, dédain, jugement réducteur, ou à l’extrême, éloges débordants. Rarement de juste milieu, pour parler de ce statut jugé démodé voire ringard. Pourtant aux vues de l’évolution de la société ne serait-il pas le moment de revoir nos préjugés pour reconsidérer « l’appellation mère au foyer » dans le cadre du travail à la maison.

Pas plus tard que l’autre jour, un mercredi précisément journée des enfants, une mère de famille s’adressant à une autre lui dit :

-« C’est incroyable, je suis plus fatiguée quand je reste à la maison que lorsque je vais au travail » !

Mais c’est quoi le travail !

Dans les milieux  instruits, « être chez soi pour élever ses enfants» est la plupart du temps signe de faiblesses culturelle et intellectuelle que l’ on ne peut pas associer spontanément à un choix cérébral mais plutôt à un choix de cœur. Une intellectuelle ne peut pas trouver son compte en restant chez elle, ses neurones sont à l’abandon, ses diplômes oubliés, sa carrière sacrifiée elle risque même de devenir inintéressante .

Dommage ! parce que justement les neurones de ces pensantes contribuent efficacement à façonner dans l’équilibre le plus naturel qui soit  des citoyens pensants et  bien construits, de  ceux qui posent en général le moins de problèmes psychologiques et sanitaires à la société et savent s’y investir et s’engager avec confiance et efficacité.

Un travail de construction humaine n’est pas reconnu lorsqu’il se fait dans l’ombre de nos maisons, la  priorité de reconnaissance est donnée à celles qui courent vers l’extérieur, même si c’est l’enfer pour elles  de trouver des gardes, éducateurs et animateurs divers pour les remplacer .

La reconnaissance est essentielle pour donner sens à nos actes :

  • reconnaissance par le regard des autres,
  • reconnaissance par le salaire et la retraite
  • reconnaissance dans les médias
  • reconnaissance dans la vie publique
  • reconnaissance  par les facilités de reconversion de travail à l’extérieur de chez soi ou chez soi.

Si la reconnaissance dans l’état actuel de notre civilisation passe par tous ces points on ne s’étonnera pas que les mères préfèrent être des «  guerrières » valorisées plutôt  que des « philosophes » oubliées.

Lorsque l’on sait que c’est la somme des pratiques individuelles qui donne la force collective, le moment n’est-il pas venu de faire changer les choses en les imaginant autrement ?

Laurence Fournet

Travail & vie personnelle ,

“Travaillez mieux pour vivre mieux”

Mercredi 17 décembre 2008

Le slogan d’hier: “Travaillez plus pour gagner plus”…

Etait-ce une promesse électorale (mais dangereuse)? Une évidence de la vie (mais peu évidente…) ? La reconnaissance que l’Etat ne pourra plus rien pour nous (mais anxyogène voire irréaliste) ?  

Tant de français qui travaillent tant pour simplement survivre, tant de français qui n’ont plus le temps de leur temps, tant de français qui travaillent plus pour que l’Etat gagne plus et dépense plus (et trop souvent mal ). 

Mais aussi tant de français qui même s’ils travaillaient plus n’auraient jamais vraiment plus (plus c’est plus, c’est pas 1 ou 2-3% par an) soit à cause de leurs statuts (professeurs, infirmières etc) soit à cause du poids de charges supplémentaires (garde des enfants pendant le travail supplémentaire) soit à cause du poids des impôts et autres (tous concernés et notamment les artisans mais la liste est sans fin). 

Qui sont les français qui peuvent réellement se dire et constater que le fait de travailler plus les feraient gagner (vraiment)plus ? 

C’était un slogan, un slogan probablement imprudent et de simple circonstance que l’auteur, dans une attitude électoraliste (même si convaincu), a inventé ou simplement répété et, on espère, presque sans vraiment réfléchir (c’est vrai que ça apparaît vrai et que parfois même c’est vrai …). 

Toutefois aujourd’hui des mesures sont prises pour mieux répartir les revenus des entreprises. On veut mieux équilibrer entre l’intéressement en faveur des salariés et les “bonus” pour certains dirigeants. C’est donc “Travaillez plus ensemble et vous gagnerez plus ensemble et (donc ?) chacun”: c’est déjà mieux ! 

Travaillez plus ensemble c’est travailler mieux et pas toujours plus, c’est travaillez avec courage voire même avec un certain bonheur (c’est vrai que c’est parfois dur) et dans la perspective d’une juste répartition des fruits du travail. 

Alors s’il fallait un slogan aujourd’hui, peut-être pourrait-il plutôt être:

“Travailler mieux pour vivre mieux”

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