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Catégorie : Travail & vie personnelle

Contribution Ethique pour les retraites

Jeudi 18 novembre 2010

euroParler de la réforme des retraites, c’est avant tout trouver des solutions pour les financer.  Pourquoi ne pas imaginer une taxe de financement des retraites assise sur les rémunérations* les plus élevées ?
Cette taxe (10% par exemple) serait calculée  sur les rémunérations* sept fois supérieures au salaire le plus bas de l’établissement (public comme privé).
Ainsi, si  le salaire le plus bas d’une entreprise est de 1 500 €uros,  tout salaire supérieur à 10 500 €uros déclenchera une taxe de 1 050 €uros, à la charge de l’employeur.
Prenons un exemple : Selon l’Insee, 133 000 personnes (les Très Hauts Revenus) ont touché en moyenne 215 000 €uros annuels dans le secteur privé. On peut raisonnablement estimer que ces  revenus sont plus de 7 fois supérieurs au revenu le plus faible de l’entreprise qui les embauche. La taxe que je propose s’appliquerait sur ces rémunérations et rapporterait   280 millions d’€uros.
Sachant que cette taxe s’appliquerait non seulement aux revenus cités dans l’exemple mais aussi :

  • aux Hauts Revenus des entreprises,
  • aux Hauts Fonctionnaires, (l’Etat et les collectivités n’ayant pas à être exonérés de ce type d’effort),
  • Aux Hommes Politiques qui cumulent mandats et revenus,
  • aux Professions Libérales…

il est assez probable qu’elle rapporterait au moins un milliard d’€uros.
Bref une taxe au service du bien commun qui toucherait les entités dont la fourchette de rémunération est très large.
Enfin, cette réforme apporterait trois autres avantages :

  • social : elle favoriserait le resserrement de la fourchette des salaires pour éviter la taxe, soit en faisant augmenter les salaires les plus bas, soit en limitant les revenus les plus hauts,
  • économique : elle serait une source de financement des retraites qui ne pénalise pas le pouvoir d’achat,
  • « éthique » : C’est parce que l’entreprise (ou la collectivité…) aurait choisi d’avoir une fourchette de salaires très large qu’elle serait soumise cette taxe.

Martin Lévrier

*Rémunération = tout versement soumis à CSG ; c’est-à-dire par exemple, salaires,  stock options,  indemnités…..

Travail & vie personnelle

Une crise révélatrice d’inégalités. Les femmes subissent d’avantage les effet de la crise

Samedi 17 octobre 2009

UNE CRISE REVELATRICE INEGALITES HOMMES FEMMES ELLES SUBISSENT DAVANTANGE LES EFFETS DE LA CRISE
Une coopération UNION/ONU pour tenter de trouver des solutions.

La crise financière touche les femmes différemment que les hommes
(Commissions)
Droits de la femme/Egalité des chances - 30-09-2009 - 19:30

La commission des droits de la femme et de l’égalité des genres du Parlement européen a débattu, le 30 septembre, en présence de la directrice du Bureau du Fonds de développement de l’ONU pour la femme (UNIFEM), Osnat Lubrani, de la différence d’impact de la crise financière sur les hommes et sur les femmes. Mme Lubrani a souligné que les femmes avaient été plus durement touchées, principalement les immigrées et les plus pauvres. Elle a plaidé pour un partenariat solide entre le Parlement européen et l’ONU sur cette question afin d’aboutir à des mesures plus performantes, notamment afin de permettre d’améliorer les connaissances des femmes sur les questions financières.

Comment inciter les femmes à améliorer leur connaissance des questions financières, créer de nouveaux marchés du travail moins divisés entre femmes et hommes ainsi qu’encourager les filles à choisir des emplois techniques, autant de questions qui ont intéressé les députés. De bons exemples et des solutions peuvent être trouvés en Europe, a souligné Mme Lubrani. Un partenariat solide entre l’ONU et l’UE conduirait à une meilleure performance et à plus d’efficacité, selon elle. La présidente de la Commission parlementaire, Eva-Britt Svensson (GUE / NGL, SE), a souligné que la crise est un défi porteur de changements. Toutefois, elle a regretté que l’économie en revienne à traiter des affaires courantes. Des exigences réalistes de changement doivent être mises en avant, a-t-elle insisté.

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http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/014-61364-271-09-40-902-20090928IPR61363-28-09-2009-2009-false/default_fr.htm

Rôles de l'entreprise, Travail & vie personnelle

Vers une société durable

Lundi 6 avril 2009

Crise de 2008, crise de siècle

L’automne 2008 a été pour le moins animé sur les Bourses mondiales.

Dans la continuité d’une chute entamée depuis mi-2007, le système financier mondial a connu un éclatement majeur au dernier trimestre 2008. Depuis quelques temps déjà, les prix de l’immobilier, des matières premières et des denrées agricoles atteignaient des sommets, annonciateurs d’une profonde crise de surproduction et de spéculation.

Suite à la crise des crédits hypothécaires, l’éclatement de la dette des ménages américains a eu des répercussion en chaîne dans l’ensemble des pays et des secteurs mondiaux. A tel point que le risque systémique d’effondrement du système financier international a été à plusieurs reprises envisagé.

De la faillite de Lehman Brothers aux prises de contrôle de l’état américain sur les organismes Fannie, Mae et Freddie Mac, en passant par la recapitalisation en masse des banques européennes, le système financier mondial a connu une période de déstabilisation majeure, comparable à la grande crise de 1929.

Récession ? Dépression ?

Chaque économiste, chaque politique, chaque citoyen cherche à définir et comprendre cette crise dont personne ne parvient réellement à cerner les contours ni les responsabilités. Traumatisées par le spectre de la dépression économique des années 1930 et par le terrible conflit mondial qui en est sorti, les économies du monde entier ont toutes lancé des plans de relance publics et privés, afin de soutenir la consommation et l’investissement et tenter d’éviter une spirale déflationniste globale. Plan de relance américain de 800 milliards de dollars, initiatives publiques européennes de 1,5% du PIB, les Etats sont massivement intervenus sur les marchés pour soutenir les banques, les investissements des entreprises et la consommation des ménages.

Au-delà d’une de la nécessaire dynamique de plans de sauvetage à court-terme, une question centrale demeure cependant : qui est responsable ? que doit-on changer ?

Une réponse un peu vague entrée dans le langage courant est du type « tout le monde et personne à la fois ». « Tout le monde » car cette crise est la résultante de l’effondrement d’un système global, prévisible depuis plusieurs décennies, et « personne » parce que personne n’avait intérêt à le remettre en cause.

Au cours de l’année 2008, les cours boursiers mondiaux ont chuté de 50% dans le sillage de l’éclatement simultané des bulles des matières premières, du secteur immobilier et des denrées agricoles.

Cependant, si les mécanismes de la crise de 2008 sont bien ceux d’une crise de surproduction et de spéculation, de surévaluation de la demande et des prix, les causes fondamentales en semblent cependant bien plus profondes.

Les causes de la crise de 2008 semblent en effet se trouver au cœur-même des piliers qui ont construit le capitalisme financier du XXème siècle.

Si le XXème siècle a permis la reconstruction occidentale et des accès réels à une société de confort, la crise financière de 2008 semble confirmer que, depuis quelques décennies, le système économique et politique mondial reposait sur des déséquilibres structurels, qui rendaient cette crise inévitable.

Le XXIème siècle a fait une entrée fracassante dans notre quotidien avec les terribles attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Ces mêmes attentats ayant été suivis de la guerre en Irak, de l’arrivée de nouvelles puissances sur la scène géopolitique mondiale et de la crise financière de 2008.

Ces signaux mettent en lumière un profond changement d’époque, un changement des équilibres politiques, économiques, écologiques et sociaux. Le XXème siècle a connu une forte dynamique économique et commerciale, basée sur cinq piliers de croissance, mais qui sont aujourd’hui dépassés.

1. La croissance économique du XXème siècle a été fondée sur l’économie du pétrole : elle est aujourd’hui remise en cause par l’épuisement progressif des ressources fossiles et par les dérèglements climatiques causés par l’activité industrielle humaine.

Le Protocole de Kyoto donne depuis 1997 un cadre de coopération internationale dans la lutte contre le changement climatique : afin de limiter l’augmentation de la température terrestre à 2-3 degrés d’ici 2100, le XXIème siècle met en place une dynamique de ressources chères et d’énergies propres. La crise de 2008 révèle une profonde crise de transition énergétique, au sens où elle place les nations du monde entier dans un contexte de pénurie de ressources et de recherche de nouveaux modèles de croissance verte, autour d’une économie décarbonée.

2. Le système géopolitique du XXème siècle a été structuré autour du leadership des Etats-Unis : il semble aujourd’hui en voie d’une recomposition multipolaire, constituée autour de nouvelles lignes de forces, marquées par la montée en puissance des économies émergentes comme le Brésil ou l’Inde, et le retour sur la scène internationale d’acteurs majeurs comme la Chine, la Russie et le Moyen-Orient. Ce nouvel ordre mondial sera source de tensions énergétiques et gépolitiques, mais aussi d’opportunités de coopération dans la lutte contre le changement climatique.

3. L’économie du XXème siècle s’est structurée dans un processus de dérégulation constante, à tel point que les Etats ont été nettement dépossédés de leur pouvoir économique. Le XXIème siècle verra sans doute un retour partiel de politiques économiques publiques plus volontaires, où les Etats du monde occidental comme des pays émergents deviendront de véritables pilotes économiques au travers de partenariats publics et privés.

4. L’économie du XXème s’est construite autour de la notion de maximisation du profit : le système financier mondial s’est bâti autour du postulat que la maximisation des intérêts particuliers des entreprises menait à l’intérêt général. La croissance des inégalités sociales, dans les pays développés, comme dans l’axe Nord-Sud, les pollutions et les dérèglements environnementaux, ont montré que croissance économique et la maximisation seule du profit pouvaient être sources de profonds déséquilibres. Les entreprises du XXIème siècle devront alors concourir à la recherche équilibrée d’intérêts économiques, écologiques et sociaux, dans leur mode de fonctionnement comme dans les produits qu’elles commercialiseront.

5. La société du XXème siècle s’est construite autour de la société de consommation : cependant, les excès d’une société désormais surinvestie par les médias, la publicité et l’argent ont alimenté un sentiment de perte de sens généralisé. Le XXIème siècle se construira alors dans la quête d’une société du bien-être et de formes de spiritualités collectives, alimentées par les associations, les religions, les partis politiques, les femmes, les minorités et le pouvoir citoyen. Dans le monde occidental tout particulièrement, le XXIème siècle verra l’émergence du « citoyen », là où les actes de consommation prendront désormais un véritable sens éthique, écologique et social.

La crise financière de 2008 n’est donc pas qu’une crise de surproduction. Elle est également et surtout une crise de système, car elle remet en question le mode de fonctionnement même de la société moderne. Les excès de la finance mondiale, entraînée par une spirale de déresponsabilités confortables, ont participé à une déshumanisation progressive de l’économie, à tel point que cette dernière a semblé dériver de son objectif initial. A savoir celui de créer de la richesse sociale et de permettre à chacun d’avoir « un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires » (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme» (1948).

2009 apparaît alors comme l’année charnière qui fait basculer les citoyens du monde dans une nouvelle époque. Celle d’une société durable.

Société construite autour de la transformation des modes de vie et de la rénovation des relations humaines, dans le cadre d’un projet commun de protection de la planète et de lutte contre le changement climatique.

Version PDF téléchargeable : Vers une société durable

T. MERCIER

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