Archive

Articles taggués Europe

La Turquie et l’Europe ?

Jeudi 27 octobre 2011

Chères amies, chers amis,

Nous vous proposons de nous retrouver le mardi 8 novembre 2011 à 20h00 à l’Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint Germain des Prés, Paris 6ème, pour le prochain débat de Pensez Libre, organisé dans le cadre des « Café Europe» par Catherine Mouradian, Présidente de l’association Solidarité Europe Liberté, en partenariat avec l’association des Amis de Brigitte Fouré et le Mouvement Européen Paris Ouest :

La Turquie et l’Europe ?

Conditions et moyens d’un partenariat : la réalité intérieure ?

Quelle diplomatie en Méditerranée, au Caucase et en Arménie ?

bakyamgurfinkiel

En présence de :

Bedri Baykam, artiste et membre du Parti Républicain du Peuple (Turquie)

Michel Gurfinkiel, Journaliste, écrivain, Président de l’Institut de Géopolitique Jean-Jacques Rousseau

Débat animé avec le concours de Fabrice Hinschberger

A bientôt

Stéphane Brabant et Olivier Mousson

RSVP obligatoire par mail

Biographies

Bedri Baykam

Né en 1957, Bedri Baykam est un peintre Turc qui a commencé à exposer ses œuvres à l’échelle internationale à partir de l’âge de 6 ans. Il est souvent présenté comme L’Andy Warhol turc dans les médias internationaux.

Bedri Baykam est aussi un écrivain prolifique et un grand activiste qui milite depuis de nombreuses années en faveur de la laïcité et la démocratie en Turquie.

Il a étudié à l’université de la Sorbonne et a obtenu une maîtrise en Sciences Économiques et Gestion en 1979. Il est parti en 1980 en Californie où il a étudié la peinture et le cinéma au California College of Arts and Crafts. Il est resté aux USA jusqu’en 1987 et réside depuis à Istanbul.

Il est également l’un des fondateurs et le président actuel de l’UNESCO-AIAP-IAA Association internationale des artistes, Comité national turc. Entre 1995 et 1998, il a été membre élu de l’Assemblée du Parti social-démocrate “Parti républicain du peuple» (CHP).

Ses prises de positions en faveur de la communauté arménienne lui ont valu d’être agressé dernièrement.

Michel Gurfinkiel

Michel Gurfinkiel, né en 1948, est journaliste et écrivain français.

Depuis 2003, il est le président de l’Institut  Jean-Jacques Rousseau, un institut européen d’études et de recherches spécialisé dans les questions stratégiques et géopolitiques.

Rédacteur en chef  de Perspectives (Paris), puis de Valeurs Actuelles (Paris), éditorialiste à RCJ (Paris),  il collabore ou a collaboré régulièrement à Commentary (New York),Contentions (New York) The Weekly Standard(Washington), The Wall Street Journal (New York et Bruxelles), The Middle East Quarterly (Philadelphie), The New York Sun (New York), The European (Londres).

Il siège, aux côtés de François d’Orcival, au Comité éditorial de Valeurs Actuelles

Parmi ses ouvrages récents : Israël peut-il survivre ? - La Nouvelle Règle du Jeu (Hugo et Cie, 2011), Un Devoir de Mémoire (Alphée/Jean-Paul Bertrand, 2008), Le Roman d’Israël (Editions du Rocher, 2008), Le Testament d’Ariel Sharon (Editions du Rocher, 2006), Le Roman d’Odessa (Editions du Rocher, 2005), Le Retour de la Russie (Odile Jacob, 2001), La Cuisson du Homard, Réflexions intempestives sur la nouvelle guerre d’Israël (Michalon, 2001).

Michel Gurfinkiel exerce ou a exercé diverses responsabilités civiques, religieuses ou associatives. Administrateur du Consistoire central israélite de France et du Consistoire israélite de Paris de 1990 à 1998, il exerce à nouveau ces fonctions depuis 2009 (pour le Consistoire central) et 2010 (pour le Consistoire de Paris).

Europe dans le monde , , , ,

« L’apocalypse n’est pas pour demain »

Vendredi 3 juin 2011

Chères amies, chers amis,

Nous vous proposons de nous retrouver le mercredi 22 juin 2011 à 19h30 à l’Hôtel de l’Industrie, 4 place Saint Germain des Prés, Paris 6ème, pour le prochain débat de Pensez Libre, en association avec le Mouvement Européen Paris Ouest, sur le thème:

« L’apocalypse n’est pas pour demain »

avec

Bruno Tertrais

tertrais

Bruno Tertrais est spécialiste des relations internationales, Maitre de recherche à la Fondation  pour la Recherche Stratégique (FRS). Son livre : L’Apocalypse n’est pas pour demain. Pour en finir avec le catastrophisme, vient de paraître, chez Denoël.

*

Face aux crises économiques et financières, au changement climatique, ou  aux grandes calamités naturelles qui aboutissent à des catastrophes comme Fukushima, notre société se sent de plus en plus vulnérable. Et elle finit par douter du progrès technique et de l’avenir.

Les politiques, les médias, les lobbies écologistes surenchérissent, en agitant les spectres  de  l’immigration, du terrorisme, des pandémies ou du réchauffement climatique, sans pour autant apporter des solutions convaincantes.

Même l’Europe, qui s’était sentie jusqu’à présent, relativement protégée par son climat tempéré, sa monnaie, son système social et son niveau technologique, semble vaciller. Elle  doute d’elle-même et de sa capacité  à affronter cette période de grande mutation, alors qu’elle n’a jamais  eu  un tel niveau  de vie  et d’éducation et que l’union devrait faire la force des pays européens.

Et si notre vision du présent et par la même de notre avenir était faussée par notre trop grand pessimisme ? C’est en adoptant une approche plus réaliste de la situation actuelle que nous serons plus à même de trouver des solutions pour notre futur.

Amicalement

Stéphane Brabant et Olivier Mousson

RSVP obligatoire par mail

Vous pouvez inviter des amis intéressés par ce débat

Biographie

Bruno Tertrais est Maitre de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).

Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, titulaire d’une Maîtrise en droit public et d’un Doctorat en sciences politiques.

D’abord Directeur de la Commission des affaires civiles à l’Assemblée de l’OTAN de 1990 à 1992, Bruno Tertrais a été ensuite Chargé de mission auprès du Directeur des affaires stratégiques au Ministère de la défense de 1993 à 2001 et Visiting Fellow à la RAND Corporation de 1995 à1996.

Il est actuellement membre de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), membre du Global Agenda Council on International Security et du World Economic Forum (WEF), membre du Conseil d’orientation de la Fondation Terra Nova, et membre du comité de rédaction des revues The Washington Quarterly et Survival.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier vient de sortir : L’Apocalypse n’est pas pour demain. Pour en finir avec le catastrophisme, Paris, chez Denoël, 2011

Bruno Tertrais a reçu en 2010 le Prix Vauban pour l’ensemble de son œuvre.

Ses publications :

. Atlas mondial du nucléaire civil et militaire, Paris, Autrement, 2011

. 25 Questions décisives : la menace nucléaire, Paris, Armand Colin, 2011

. After Iran: Prospects for Nonproliferation in North Africa, Washington, The Nonproliferation Education Center, 2010

. La guerre, Paris, PUF, collection Que Sais-Je, 2010

. Le Marché noir de la bombe Enquête sur la prolifération nucléaire, Paris, Buchet-Chastel, 2009

.Les limites de la dissuasion (Recherches & Documents, FRS, 22 janvier 2009)

. Problématiques stratégiques en Asie à l’horizon 2025 : essai de prospective (Recherches & Documents, FRS, 14 novembre 2008)

. Atlas militaire et stratégique (Paris : Autrement, 2008)

. The Coming NATO Nuclear Debate (Madrid: Real Instituto Elcano, octobre 2008)

. The French White Paper on Defense and National Security (Madrid: Real Instituto Elcano, août 2008)

. L’arme nucléaire (Paris : Presses universitaires de France, collection Que sais-je ?, 2008)

. Où va l’Amérique ? (Paris : Fondation pour l’innovation politique, 2007)

. Iran, la prochaine guerre (Paris : Editions du Cherche-midi, 2007)

. La France et la dissuasion nucléaire : concept, moyens, avenir (Paris : La Documentation française, 2007)

· La dissuasion nucléaire en 2030 (Recherches & Documents, FRS, 22 décembre 2006)

· Dictionnaire des enjeux internationaux (Paris: Autrement, 2006)

· Europe, Etats-Unis : valeurs communes ou divorce culturel ? (Paris : Notes de la Fondation Robert Schuman, 2006)

· War Without End (New-York : The New Press, 2005)

· Quatre ans pour changer le monde. L’Amérique de George Bush, 2005-2008 (Paris : Autrement, 2005)

· La guerre sans fin. L’Amérique dans l’engrenage (Paris : La République des Idées / Seuil, 2004)

Europe dans le monde , , , ,

L’Europe : une puissance économique qui compte dans les vingt ans qui viennent

Jeudi 18 décembre 2008

drapeau_de_lunion_europeennePourquoi l’Europe refuse t-elle de devenir une puissance politique et économique majeure ?

Nous avons vu depuis quelques années comment l’Europe refusait de devenir une puissance économique majeure de notre vingt et unième siècle. Deux exemples :

Le rejet par un certain nombre de pays (Danemark, Irlande..) dont parmi les plus importants (France) de la Constitution ou Traité de Lisbonne.  Ce traité contenait les ingrédients de la puissance européenne comme :

  • une présidence forte et stable,
  • une politique économique, étrangère (un homme, un n° de téléphone).

De même dernièrement, nous avons vu à l’occasion de la profonde crise financière et avant la prise en charge du dossier de cette crise par la France et le Royaume Uni combien certains Etats européens égoïstes, « tiraient à hue et à dia » sans aucune coordination des politiques financières …. accentuant d’autant la crise (chute des bourses, désintégration du système bancaire européen, récession économique …).


Quels enjeux pour l’Europe ?

Pour que l’Europe devienne dans les années à venir, une puissance économique mondiale et prospère, il convient qu’elle se dote de leviers qui font cette puissance :

  • une Banque européenne et une monnaie stable et forte. La création de la Banque Centrale Européenne (BCE), l’avènement de l’Euro sont en la matière une réussite. Les questions qui se posent néanmoins et qui n’ont toujours pas trouvé de réponses sont les suivantes :
    • l’Euro fort est-il un instrument de lutte contre l’inflation ou doit-il participer aussi à la politique de croissance et à la création d’emplois ?
    • une monnaie européenne forte doit-elle devenir ou pas une monnaie de réserve à l’échelon mondial (comme le dollar) et si oui, dans quel but ?
  • une politique économique, une politique de croissance européenne. Contrairement aux USA, à la Chine … on regrette que l’Europe reste encore en matière de politique de croissance et de prospérité, un nain économique sans ambition. Depuis près de 30 ans.

Une telle politique de croissance et de prospérité porteuse d’espoir, expliquée aux 220 millions d’Européens réconcilierait à coup sûr, l’Europe avec ses citoyens.

 

Quelques propositions pour une Europe qui compte dans le concert international

Définir une politique de croissance à l’échelon européen suggère que soient décidés et mis en place les éléments suivants :

  • la création d’un super ‘‘ministre des Finances et du Développement Économique européen” qui serait l’interlocuteur des autres grandes puissances mondiales (USA, Japon, Chine …), du FMI : « L’Europe, quel n° de téléphone ? » comme le disait H. Kissinger en son temps.Le ministre européen des Finances et du Développement Économique devra, à l’identique des critères de Maastricht, se fixer les objectifs chiffrés suivants :

2010 2012 2014 2016

Taux de croissance de l’Europe   +2 % +3 % +4 % +5 %

Taux de chômage de l’Europe     +8 % +6 % +5 % +4 %

 

Le non-respect de ces critères devra amener à des politiques économiques correctrices.

 

  • une politique de croissance européenne qui reposerait sur les fondamentaux suivants :
    • une planification à dix ou quinze ans, des investissements à réaliser en Europe pour en faire une puissance économique moderne et compétitive. Le Plan (qui fixe les objectifs, établit les hiérarchies et les urgences comme l’écrivait le général de GAULLE) apporterait les réponses aux questions suivantes :
      • quel approvisionnement énergétique et quelles sources d’énergies renouvelables pour l’Europe à vingt ans ?
      • quelle politique de recherche, d’innovation, de nouvelles technologies, de formation des européens aux nouveaux métiers, process… ?
      • quelle politique industrielle pour l’Europe (espace, atome, transports et infrastructures, défense ….) ?
      • quels groupes ou entreprises à l’échelle européenne pour affronter la concurrence des autres grands leaders mondiaux ?
      • quelle politique agricole et agroalimentaire demain pour assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Europe et participer à l’alimentation d’un monde qui a faim ?
    • la création d’un Trésor européen tout de suite au niveau des pays de la zone euro avec la mise en place d’un budget européen. Ce Trésor Européen placé sous la responsabilité du ministre, aurait pour mission de faire contre poids à la BCE et de réfléchir à la mise au point d’une politique de croissance européenne en liaison et cohérence avec chacune des nations de la zone euro mais aussi avec les autres grandes puissances mondiales sous l’égide du FMI.
  • Une politique de grands travaux au service de la croissance financés par le budget européen. Ce budget pourrait recueillir -pour partie- les fonds provenant d’un grand emprunt européen par ailleurs, les fonds provenant d’une taxe sur l’ensemble des capitaux ou échanges interbancaires à l’échelon européen ou de l’Europe vers le monde.
  • Une monnaie, l’euro, au service aussi de la croissance européenne et des entreprises exportatrices ; c’est-à-dire un euro stable et compétitif par rapport au dollar.

 

Synthèse des propositions

  • création d’un ministre européen des Finances et du Développement Économique
  • création d’un Trésor Européen
  • mise en place d’un plan à l’échelle européenne
  • une politique de grands travaux au service de la croissance…
  • … financée sur les fonds d’un budget européen
  • des objectifs chiffrés (comme les critères de Maastricht) en matière de taux de croissance et de chômage d’ici 2015.

Europe dans le monde , , ,