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L’Europe : une puissance économique qui compte dans les vingt ans qui viennent

Jeudi 18 décembre 2008

drapeau_de_lunion_europeennePourquoi l’Europe refuse t-elle de devenir une puissance politique et économique majeure ?

Nous avons vu depuis quelques années comment l’Europe refusait de devenir une puissance économique majeure de notre vingt et unième siècle. Deux exemples :

Le rejet par un certain nombre de pays (Danemark, Irlande..) dont parmi les plus importants (France) de la Constitution ou Traité de Lisbonne.  Ce traité contenait les ingrédients de la puissance européenne comme :

  • une présidence forte et stable,
  • une politique économique, étrangère (un homme, un n° de téléphone).

De même dernièrement, nous avons vu à l’occasion de la profonde crise financière et avant la prise en charge du dossier de cette crise par la France et le Royaume Uni combien certains Etats européens égoïstes, « tiraient à hue et à dia » sans aucune coordination des politiques financières …. accentuant d’autant la crise (chute des bourses, désintégration du système bancaire européen, récession économique …).


Quels enjeux pour l’Europe ?

Pour que l’Europe devienne dans les années à venir, une puissance économique mondiale et prospère, il convient qu’elle se dote de leviers qui font cette puissance :

  • une Banque européenne et une monnaie stable et forte. La création de la Banque Centrale Européenne (BCE), l’avènement de l’Euro sont en la matière une réussite. Les questions qui se posent néanmoins et qui n’ont toujours pas trouvé de réponses sont les suivantes :
    • l’Euro fort est-il un instrument de lutte contre l’inflation ou doit-il participer aussi à la politique de croissance et à la création d’emplois ?
    • une monnaie européenne forte doit-elle devenir ou pas une monnaie de réserve à l’échelon mondial (comme le dollar) et si oui, dans quel but ?
  • une politique économique, une politique de croissance européenne. Contrairement aux USA, à la Chine … on regrette que l’Europe reste encore en matière de politique de croissance et de prospérité, un nain économique sans ambition. Depuis près de 30 ans.

Une telle politique de croissance et de prospérité porteuse d’espoir, expliquée aux 220 millions d’Européens réconcilierait à coup sûr, l’Europe avec ses citoyens.

 

Quelques propositions pour une Europe qui compte dans le concert international

Définir une politique de croissance à l’échelon européen suggère que soient décidés et mis en place les éléments suivants :

  • la création d’un super ‘‘ministre des Finances et du Développement Économique européen” qui serait l’interlocuteur des autres grandes puissances mondiales (USA, Japon, Chine …), du FMI : « L’Europe, quel n° de téléphone ? » comme le disait H. Kissinger en son temps.Le ministre européen des Finances et du Développement Économique devra, à l’identique des critères de Maastricht, se fixer les objectifs chiffrés suivants :

2010 2012 2014 2016

Taux de croissance de l’Europe   +2 % +3 % +4 % +5 %

Taux de chômage de l’Europe     +8 % +6 % +5 % +4 %

 

Le non-respect de ces critères devra amener à des politiques économiques correctrices.

 

  • une politique de croissance européenne qui reposerait sur les fondamentaux suivants :
    • une planification à dix ou quinze ans, des investissements à réaliser en Europe pour en faire une puissance économique moderne et compétitive. Le Plan (qui fixe les objectifs, établit les hiérarchies et les urgences comme l’écrivait le général de GAULLE) apporterait les réponses aux questions suivantes :
      • quel approvisionnement énergétique et quelles sources d’énergies renouvelables pour l’Europe à vingt ans ?
      • quelle politique de recherche, d’innovation, de nouvelles technologies, de formation des européens aux nouveaux métiers, process… ?
      • quelle politique industrielle pour l’Europe (espace, atome, transports et infrastructures, défense ….) ?
      • quels groupes ou entreprises à l’échelle européenne pour affronter la concurrence des autres grands leaders mondiaux ?
      • quelle politique agricole et agroalimentaire demain pour assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Europe et participer à l’alimentation d’un monde qui a faim ?
    • la création d’un Trésor européen tout de suite au niveau des pays de la zone euro avec la mise en place d’un budget européen. Ce Trésor Européen placé sous la responsabilité du ministre, aurait pour mission de faire contre poids à la BCE et de réfléchir à la mise au point d’une politique de croissance européenne en liaison et cohérence avec chacune des nations de la zone euro mais aussi avec les autres grandes puissances mondiales sous l’égide du FMI.
  • Une politique de grands travaux au service de la croissance financés par le budget européen. Ce budget pourrait recueillir -pour partie- les fonds provenant d’un grand emprunt européen par ailleurs, les fonds provenant d’une taxe sur l’ensemble des capitaux ou échanges interbancaires à l’échelon européen ou de l’Europe vers le monde.
  • Une monnaie, l’euro, au service aussi de la croissance européenne et des entreprises exportatrices ; c’est-à-dire un euro stable et compétitif par rapport au dollar.

 

Synthèse des propositions

  • création d’un ministre européen des Finances et du Développement Économique
  • création d’un Trésor Européen
  • mise en place d’un plan à l’échelle européenne
  • une politique de grands travaux au service de la croissance…
  • … financée sur les fonds d’un budget européen
  • des objectifs chiffrés (comme les critères de Maastricht) en matière de taux de croissance et de chômage d’ici 2015.

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