Billet d’Humeur - Les Français sont honorables

Vendredi 20 février 2009

Ce n’est pas tant (ou seulement) d’argent que surtout de confiance dont nous avons besoin. 

Le saupoudrage de mesures dites sociales ne pourra plus jamais réparer le déficit de confiance acquis (DCA) dont est atteint le Président ( c’en est au demeurant aussi vrai des mesures économiques et financières). 

Quel que fut le Président, en temps de crise c’est dommage. Mais c’est ainsi. 

Nous vivons le drame de l’absence d’un gouvernement, cette collégialité d’hommes et de femmes qui nous représentent collectivement plus facilement qu’un seul homme. 

Nous sommes perdus car même le secret espoir d’un changement de gouvernement ne pourra rien changer. Un seul homme prétend tous les représenter au lieu de leur avoir laissé le soin de nous faire parfois un peu rêver soit par ce qu’elles ou ils auraient pu faire, soit par la perspective de les voir remplacer. C’est un peu ça la France. 

Alors le risque est de voir l’espoir se tourner vers le remplacement du Président lui-même, celui-là même qui voulait être notre sauveur ne pourrait un jour plus le devenir que lorsqu’il suscitera l’espoir de son départ pour que tout aille mieux. 

Tout n’ira pas nécessairement mieux, mais les français se nourriront d’un nouvel espoir au moins pour un temps. 

Tout ceci n’est jamais souhaitable en temps de crise car c’est une crise de plus. 

Se rassembler en temps de crise est une condition pour “s’en sortir”. Il aurait été souhaitable de le faire autour d’un Chef d’Etat ET de son gouvernement. C’était possible si nous avions ressenti être respectés. Mais des chercheurs aux professeurs, médecins, étudiants, avocats, magistrats, syndicalistes, employés, parents, patrons, immigrés, Ministres, fonctionnaires et autres catégories de français tellement diversifiées, le sentiment est au rejet.

Il est temps d’une politique tournée d’abord vers le respect, pas celui circonstantiel qui ne suscite lui-même aucun respect, mais d’une attitude vraie qui passe d’abord par celle que devrait un Chef d’Etat à son équipe et qui ensuite descendrait envers chacun d’entre nous. Le respect n’est pas une qualité qui s’achète, elle est, et, aujourd’hui, elle manque. 

Un triste sentiment d’être vus comme des “quantités négligeables” (ne revenons pas sur des qualificatifs utilisés qui n’alimentent pas le débat d’idées et l’échange sur les valeurs) règne en France. C’est ça le plus terrible dans la France d’aujourd’hui. 

Que faire ? 

Donnons-nous confiance, créons des cercles de solidarité, inscrivons notre avenir dans la réunion d’un peuple qui a montré dans l’histoire qu’ensemble il peut et sait traverser les crises. 

 

Le Dazibao

Quel rôle pour l'état ?

ETRE ENTREPRENEUR EN TEMPS DE CRISE

Mercredi 18 février 2009

Chers amis,

La France sortira de la crise, le jour où les français et les entrepreneurs reprendront confiance dans l’avenir. En attendant, les entreprises et leurs salariés vont devoir adapter leurs comportements à ce nouveau contexte. 

Comment traverser cette période ? Qu’attendre des pouvoirs publics ? 

Pensez Libre vous propose d’écouter l’avis de deux entrepreneurs :

  • Paul Dubrule : Co-Président fondateur du groupe ACCOR
  • Frédéric Bedin : Président de Croissance Plus et directeur général du Public System

 

”  ETRE ENTREPRENEUR EN TEMPS DE CRISE “

 

à l’Hôtel de l’Industrie, 4 place St Germain des Prés, 75006 PARIS à 19H précises le 4 mars  2009.

 

Nous comptons sur votre présence !

 

Amicalement

Stéphane Brabant
Olivier Mousson

Rôles de l'entreprise

Appel à la Paix

Jeudi 22 janvier 2009

Devant la crise du Moyen Orient nous sommes inquiets car les solutions proposées par les politiques ne semblent pas faire pression sur les antagonistes.

Nous sommes persuadés qu’il est nécessaire de fédérer toutes les initiatives autour du mot Paix, que cela soit individuel ou associatif, il est indispensable de rassembler pour que nous devenions une force incontournable face aux extrémistes de tout bord, qu’il est nécessaire de canaliser et au mieux de convaincre.

Par cet appel nous sommes tous concernés : Israël, la Palestine, l’Europe, les Etats-Unis, la France

Nous avons besoin de vous tous : Juifs, Musulmans, Chrétiens, Agnostiques.

SVP votre signature sur notre blog est indispensable pour créer une force qui permettra une initiative forte.

En premier, sur Paris un grand rassemblement sous le signe de la Paix, symbolisée par des drapeaux blancs (STOP A LA GUERRE).

Le but final de cet appel après un grand rassemblement à Paris, organiser un grand pèlerinage de la Paix en nous rendant à la frontière GAZA/ISRAEL.

Il est indispensable que cela soit gigantesque, pour cela nous avons besoin de vous tous ! toutes religions, toutes conditions sociales, Artistes, Politiques, Ecrivains, Journalistes etc…

 

ESPRIT DE PAIX - ATTENUER LES HAINES. Les peines pour permettre un vrai dialogue dans le respect, en espérant deux pays côte à côte chacun avec son autonomie.

 

PAIX, PAIX

 

Il est indispensable de venir rencontrer ces deux peuples en difficultés. Comme tout individu, ils ont besoin de se sentir aimés par le monde, avec leur différence.

 

Jeanine POLLEIN
Pollein.jeanine@wanadoo.fr
06.82.20.22.78

Libertés au quotidien

L’Art est notre avenir, alors comment aider l’art ?

Samedi 17 janvier 2009

 

Intérieur design d'un avion conçu par l'artiste allemand Till Nowak pour SCHOTT AG

Intérieur design d'un avion conçu par l'artiste allemand Till Nowak pour SCHOTT AG

Nous sommes dans un moment crucial de notre histoire (crise économique, financière, écologique…).  Nous  entrons dans une période de récession, de réduction des dépenses jugées non prioritaires. Vous pouvez vous dire, que l’art c’est futile, secondaire et que nos hommes politiques ont « d’autres chats à fouetter » que de s’occuper d’art.

 

J’ai envie de vous répondre, que jamais nous n’avons eu autant besoin de l’art.

D’abord c’est bon pour le moral et nous en avons besoin. Ensuite, parce que dans notre société en pleine transition, nous avons besoin de comprendre notre passé, de repenser notre futur et surtout d’imaginer de nouvelles solutions.

Nous avons besoin de créatifs, d’explorateurs  des possibles, d’entrepreneurs visionnaires, capables de relever les défis. Et comme l’art est à la fois une source d’inspiration et le meilleur moyen de stimuler notre potentiel créatif, il est par conséquent vital que l’Etat soutienne l’art et crée les conditions favorables à sa promotion et sa diffusion. Il doit favoriser un climat propice à la création, et  garantir  la liberté d’expression. Nos hommes politiques ont donc intérêt à  intégrer l’art dans leurs prochains projets politiques.

 

Quelles sont les solutions pour promouvoir l’art ?

En  voici quelques-unes :

 

Faciliter son apprentissage dès l’enfance

Le meilleur moyen d’initier l’homme à l’art, c’est de commencer dès la prime enfance. Cela commence à l’école et pas seulement par l’enseignement mais aussi par la découverte.

On peut et on doit sortir les conservatoires de leurs murs pour aller à la rencontre des enfants au sein de l’école et faciliter l’enseignement de la musique, de la danse et du théatre.

Nous pouvons faire de l’école un lieu de rencontre avec les artistes.  Les peintres, les sculpteurs pourraient y faire des expositions, parler de leur démarche et de leur expérience. On peut également imaginer des auteurs venant présenter leurs oeuvres et animer des classes d’écriture, des acteurs faire des représentations. Les étudiants musiciens pourraient faire des concerts et avoir ainsi l’opportunité de s’exercer à jouer en public tout en initiant les enfants. De nombreuses disciplines artistiques sont tout autant concernées.

 

Le Promouvoir  par la télévision et internet

La Promotion de l’art par la télévision rentre tout à fait dans cadre de la mission du service public, à savoir, avoir une démarche à la fois éducative et informative. Cela veut dire proposer plus d’émissions sur l’histoire des arts, sur les artistes contemporains et montrer les tendances à venir, tant en matière de musique, de design que d’architecture, la liste n’est pas exhaustive.

La production des différentes émissions pourraient se faire en collaboration, avec les musées, des galeries, des salles de spectacle, en France et même à l’étranger, afin de stimuler la création et de faciliter les financements.

Le service public n’a pas à présenter des émissions à tout prix promotionnelles, il peut se se permettre d’offrir au public la possibilité de découvrir des choses auxquel il n’est pas à priori ouvert. Je pense notamment aux films en noir et blanc qui ne passent plus sur le petit écran sous le prétexte que les plus jeunes ne les aiment pas, alors que c’est une question d’habitude et qu’ils perdent beaucoup à ne pas les voir.

Internet est une mine inépuisable de données en tout genres, tant comme banque de données que de lieu  de communication mondiale. Il permet d’enrichir les  interactions, de créer de l’émulation et de stimuler la créativité.  Certains artistes explorent les nouvelles formes d’expression artistique à l’aide de nouveaux médias et de technologies numériques. Même ceux qui optent pour des disciplines plus traditionnelles y font souvent appel pour diffuser leurs œuvres. Internet est donc le terrain idéal pour l’innovation artistique.

Dans cette optique, le développement du haut débit, du numérique et la formation en informatique sont fondamentaux.

 

Institut Hongrois

 

Faciliter son intégration  dans la ville

Il serait intéressant de mieux intégrer l’art dans la ville, en insérant l’artiste dans le tissu social et en rapprochant la population de l’oeuvre d’art.

Au même titre que l’on prévoit des commerces et des logements dans les plans d’urbanisme, on devrait réserver des zones pour des ateliers, des résidences pour artistes.

On peut prévoir dans la conception de pleins lieux de vie comme les entreprises, des espaces d’exposition (hall d’entrée, cafétéria…). Ainsi les artistes pourraient  trouver plus facilement des espaces pour créer et pour exposer.

On pourrrait multiplier les oeuvres d’art  sur les espaces extérieurs comme cela se fait déjà souvent au Luxembourg ou en Allemagne. Pourquoi pas utiliser l’adoption de sculptures comme cela s’est fait dans le parc de Versailles.

Les partenariats entre collectivités locales, les entreprises et les artistes sont à encourager. Il y a des exemples réussis comme celui de Véolia à Nice où des artistes ont conçu les décorations de ses bus. Chaque ligne de bus est différenciée par une couleur et un thème ou bien le projet  « ville d’art et d’artistes » lancé à Lille en 2007.

 

Le rapprocher du  monde des affaires

L ‘Etat et les collectivités locales doivent continuer à soutenir l’art, mais ils auront de plus en plus de mal à le financer seuls. Il est par conséquent nécessaire de soutenir cet engagement  mais également de mettre en place des mécanismes qui favorisent les financements privés notamment par les entreprises. Voici quelques propositions  :

  • Rôle actif des chambres de commerce dans le rapprochement entre le milieu des affaires et celui de l’art. Comme par exemple, la mise sur pied d’ateliers de créativité pour les entreprises avec des artistes, la sensibilisation des entreprises sur les besoins d’organismes culturels et les retombées économiques, l’encouragement des entreprises à organiser des évènements artistiques dans leurs murs, la création de prix  pour récompenser et mieux faire connaitre au grand public, les entreprises performantes en matière de mécénat et de partenariat, la pratique de réseautage entre les entreprises et le milieu culturel.
     
  • Création d’un organisme dont la mission serait  de mettre en relation  l’Etat, des fondations publiques et privées, des associations, des entreprises, le Medef,  des institutionnels et des collectionneurs,  qui agirait en tant que forum de réflexion et d’actions, et qui jouerait un rôle de réseautage et de mise en commun des ressources sur des projets artistiques.
     
  • Regroupement des organismes culturels pour des fins de collecte de fonds et pour donner plus de visibilité aux petites structures,
     
  • Mise en place de nouvelles mesures fiscales destinées à favoriser le financement privé de l’art

 

Développer ses relations avec les  sciences exactes et les sciences humaines

De nombreux artistes s’intéressent à la programmation informatique, à l’intelligence artificielle, et aux défis de notre temps. La science fait de plus en plus appel à la visualisation graphique, à la capacité prospective d’artistes et d’écrivains. C’est pourquoi, il est indispensable de favoriser les lieux de rencontres et de dialogue entre scientifiques, économistes, sociologues et artistes, et de promouvoir les laboratoires interdisciplinaires et la coopération universitaire, en France et à l’étranger. Cela créera ainsi une dynamique entre production artistique, recherche et développement et innovation industrielle.

 

Rentrons dans l’ère de l’imagination et créons notre avenir.

 

Sophie Saudrais

Accès au savoir & culture ,

La France, c’est Midnight express tous les jours !

Jeudi 15 janvier 2009

prisons_162La France serait « le pays des droits de l’homme » ! Jamais cette expression n’a autant été utilisée à tort et à travers. Implicitement, cette formule, à l’emporte pièce, revendique, à la fois, un droit de propriété sur ces droits de l’homme et  pose, pour ceux qui la revendique, la France en donneuse de leçons et en censeur.

L’état de notre Justice est l’illustration criante de ce que la France ferait bien de balayer devant sa porte avant de se poser en modèle du genre.

D’une manière générale, je dois avouer que je n’ai pas une grande propension à déborder d’affection pour les personnes détenues dans les prisons françaises mais il m’est insupportable de savoir que celles-ci sont entassées en nombre comme de la marchandise dans des cellules qui ressemblent davantage à des cachots plus dignes de l’Ancien Régime que des années 2000.

Condamner un homme ou une femme à la réclusion n’est pas les condamner à vivre entassés derrière des barreaux entre quatre murs délabrés avec de nombreux congénères ou compagnons d’infortune.

Cette situation revient, de fait, à dénier à chacune de ces personnes la qualité d’être humain alors qu’en droit elles n’ont été, si j’ose dire, que condamnées à la privation temporaire de liberté et de divers droits civiques.

Pire encore ! Chacun connaît les conséquences dramatiques de cet entassement dans les cellules françaises ! Outre le fait que l’on y trouve des détenus dont l’état psychique relève davantage d’une hospitalisation d’office dans une structure psychiatrique que d’un cachot surpeuplé, cette promiscuité permet aux plus forts d’abuser des plus faibles.

C’est ainsi qu’avec la complicité passive de l’administration les cellules françaises sont, dans l’indifférence générale, le lieu de viols, de tortures, de rackets, de chantages, de meurtres et de contamination - de petits délinquants y côtoyant de dangereux criminels - Certains, pour échapper à cet enfer quotidien, en viennent à se suicider.

Oui, on tue dans les prisons françaises et personne ne bouge. Personne ne bouge car ces pauvres hères ne sont ni fils de ministres, encore moins d’archevêques …., ou de grands patrons. Ils sont souvent originaires de familles défavorisées et ont souffert dans leur enfance de conditions sociales défavorables qui ont prédéfini, pour beaucoup, leur fatale destinée.

Parfois, l’on se retrouve en prison pour des faits qui n’auraient pas dû vous y conduire. Souvenez-vous, quelques semaines avant Noël, près de Rouen. Un homme relativement jeune, non connu des services de police, selon la formule consacrée, s’est retrouvé en prison parce que les services de l’Etat l’avaient intercepté au volant de son véhicule pour la deuxième fois avec un taux d’alcoolémie dépassant le seuil autorisé. La sanction fut la prison, comme si la liberté n’était pas une valeur fondamentale et qu’elle ne devait être retirée que très exceptionnellement. Comme si la mise en fourrière du véhicule et une amende n’auraient pas suffi : vaut mieux une « prison » pour les véhicules qu’une prison pour les hommes qui ne sont pas des criminels.

En dépit de ses protestations et de celles de sa compagne, il a été maintenu dans une cellule avec un codétenu psychopathe qui avait fait parler déjà de lui. Qu’advint-il ? Ce dangereux codétenu égorgea, sans autre forme de procès et en toute tranquilité, à l’abri des murs de sa cellule, le malheureux conducteur contrevenant.

Aucun officiel, ni membre du gouvernement ne reconnurent leur responsabilité ou celle de l’Etat mais le conducteur contrevenant et désormais victime n’était pas fils d’Archevêque : ceci explique peut-être cela …

Alors au lieu de lancer à tout va des pseudo-réformes, la dernière en date pour occuper le paysage médiatique étant celle du remplacement du juge d’instruction par le juge de l’instruction pour, définitivement, enterrer les affaires politico-financières, la Garde des sceaux et son président feraient mieux tout simplement de lancer un seul programme : celui de construire une cellule par détenu.

Au lieu de jouer avec les média au sujet de sa garde robe, de ses bijoux, du père de son enfant, au lieu de décourager les membres de son cabinet qui finissent tous par démissionner, la garde des sceaux, avec son président préféré, ferait mieux de prendre cette mesure simple digne du moindre pays se prétendant civilisé.

Au lieu de lancer des leurres inutiles et dangereux comme le projet d’incarcérer les enfants de 12 ans ou celui de détecter dès la crèche chez les enfants de moins de trois ans ceux qui auraient des propensions à une délinquance future, la Garde des sceaux serait bien inspirée de s’occuper de ses prisons.

Au lieu de faire comme si on ne connaissait pas la situation critique des prisons françaises, au lieu de ne pas donner suite aux condamnations de Bruxelles sur ce sujet, au lieu de laisser lettres mortes les rapports des commissions parlementaires sur ce même sujet, au lieu de nommer un contrôleur des prisons comme si la situation n’était pas connue, la Garde des sceaux ferait mieux de s’attaquer efficacement et durablement à ce chantier.

J’attends un Garde des sceaux qui annonce une seule chose : que chaque détenu ait sa cellule individuelle. Outre qu’il s’agit là d’une obligation et de l’honneur de notre pays, il est plus facile de réinsérer des hommes et des femmes qui n’ont pas subi de sévices en prison.

Alors, Midnight express ça se termine quand en France ?

Nilua Navy

 

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Citoyennes oubliées

Lundi 22 décembre 2008

plume-libre

L’expression « mère au foyer » est encore une expression tabou, il est difficile de l’aborder sans susciter les préjugés des uns et des autres. Sourires en coin, dédain, jugement réducteur, ou à l’extrême, éloges débordants. Rarement de juste milieu, pour parler de ce statut jugé démodé voire ringard. Pourtant aux vues de l’évolution de la société ne serait-il pas le moment de revoir nos préjugés pour reconsidérer « l’appellation mère au foyer » dans le cadre du travail à la maison.

Pas plus tard que l’autre jour, un mercredi précisément journée des enfants, une mère de famille s’adressant à une autre lui dit :

-« C’est incroyable, je suis plus fatiguée quand je reste à la maison que lorsque je vais au travail » !

Mais c’est quoi le travail !

Dans les milieux  instruits, « être chez soi pour élever ses enfants» est la plupart du temps signe de faiblesses culturelle et intellectuelle que l’ on ne peut pas associer spontanément à un choix cérébral mais plutôt à un choix de cœur. Une intellectuelle ne peut pas trouver son compte en restant chez elle, ses neurones sont à l’abandon, ses diplômes oubliés, sa carrière sacrifiée elle risque même de devenir inintéressante .

Dommage ! parce que justement les neurones de ces pensantes contribuent efficacement à façonner dans l’équilibre le plus naturel qui soit  des citoyens pensants et  bien construits, de  ceux qui posent en général le moins de problèmes psychologiques et sanitaires à la société et savent s’y investir et s’engager avec confiance et efficacité.

Un travail de construction humaine n’est pas reconnu lorsqu’il se fait dans l’ombre de nos maisons, la  priorité de reconnaissance est donnée à celles qui courent vers l’extérieur, même si c’est l’enfer pour elles  de trouver des gardes, éducateurs et animateurs divers pour les remplacer .

La reconnaissance est essentielle pour donner sens à nos actes :

  • reconnaissance par le regard des autres,
  • reconnaissance par le salaire et la retraite
  • reconnaissance dans les médias
  • reconnaissance dans la vie publique
  • reconnaissance  par les facilités de reconversion de travail à l’extérieur de chez soi ou chez soi.

Si la reconnaissance dans l’état actuel de notre civilisation passe par tous ces points on ne s’étonnera pas que les mères préfèrent être des «  guerrières » valorisées plutôt  que des « philosophes » oubliées.

Lorsque l’on sait que c’est la somme des pratiques individuelles qui donne la force collective, le moment n’est-il pas venu de faire changer les choses en les imaginant autrement ?

Laurence Fournet

Travail & vie personnelle ,

L’Europe : une puissance économique qui compte dans les vingt ans qui viennent

Jeudi 18 décembre 2008

drapeau_de_lunion_europeennePourquoi l’Europe refuse t-elle de devenir une puissance politique et économique majeure ?

Nous avons vu depuis quelques années comment l’Europe refusait de devenir une puissance économique majeure de notre vingt et unième siècle. Deux exemples :

Le rejet par un certain nombre de pays (Danemark, Irlande..) dont parmi les plus importants (France) de la Constitution ou Traité de Lisbonne.  Ce traité contenait les ingrédients de la puissance européenne comme :

  • une présidence forte et stable,
  • une politique économique, étrangère (un homme, un n° de téléphone).

De même dernièrement, nous avons vu à l’occasion de la profonde crise financière et avant la prise en charge du dossier de cette crise par la France et le Royaume Uni combien certains Etats européens égoïstes, « tiraient à hue et à dia » sans aucune coordination des politiques financières …. accentuant d’autant la crise (chute des bourses, désintégration du système bancaire européen, récession économique …).


Quels enjeux pour l’Europe ?

Pour que l’Europe devienne dans les années à venir, une puissance économique mondiale et prospère, il convient qu’elle se dote de leviers qui font cette puissance :

  • une Banque européenne et une monnaie stable et forte. La création de la Banque Centrale Européenne (BCE), l’avènement de l’Euro sont en la matière une réussite. Les questions qui se posent néanmoins et qui n’ont toujours pas trouvé de réponses sont les suivantes :
    • l’Euro fort est-il un instrument de lutte contre l’inflation ou doit-il participer aussi à la politique de croissance et à la création d’emplois ?
    • une monnaie européenne forte doit-elle devenir ou pas une monnaie de réserve à l’échelon mondial (comme le dollar) et si oui, dans quel but ?
  • une politique économique, une politique de croissance européenne. Contrairement aux USA, à la Chine … on regrette que l’Europe reste encore en matière de politique de croissance et de prospérité, un nain économique sans ambition. Depuis près de 30 ans.

Une telle politique de croissance et de prospérité porteuse d’espoir, expliquée aux 220 millions d’Européens réconcilierait à coup sûr, l’Europe avec ses citoyens.

 

Quelques propositions pour une Europe qui compte dans le concert international

Définir une politique de croissance à l’échelon européen suggère que soient décidés et mis en place les éléments suivants :

  • la création d’un super ‘‘ministre des Finances et du Développement Économique européen” qui serait l’interlocuteur des autres grandes puissances mondiales (USA, Japon, Chine …), du FMI : « L’Europe, quel n° de téléphone ? » comme le disait H. Kissinger en son temps.Le ministre européen des Finances et du Développement Économique devra, à l’identique des critères de Maastricht, se fixer les objectifs chiffrés suivants :

2010 2012 2014 2016

Taux de croissance de l’Europe   +2 % +3 % +4 % +5 %

Taux de chômage de l’Europe     +8 % +6 % +5 % +4 %

 

Le non-respect de ces critères devra amener à des politiques économiques correctrices.

 

  • une politique de croissance européenne qui reposerait sur les fondamentaux suivants :
    • une planification à dix ou quinze ans, des investissements à réaliser en Europe pour en faire une puissance économique moderne et compétitive. Le Plan (qui fixe les objectifs, établit les hiérarchies et les urgences comme l’écrivait le général de GAULLE) apporterait les réponses aux questions suivantes :
      • quel approvisionnement énergétique et quelles sources d’énergies renouvelables pour l’Europe à vingt ans ?
      • quelle politique de recherche, d’innovation, de nouvelles technologies, de formation des européens aux nouveaux métiers, process… ?
      • quelle politique industrielle pour l’Europe (espace, atome, transports et infrastructures, défense ….) ?
      • quels groupes ou entreprises à l’échelle européenne pour affronter la concurrence des autres grands leaders mondiaux ?
      • quelle politique agricole et agroalimentaire demain pour assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Europe et participer à l’alimentation d’un monde qui a faim ?
    • la création d’un Trésor européen tout de suite au niveau des pays de la zone euro avec la mise en place d’un budget européen. Ce Trésor Européen placé sous la responsabilité du ministre, aurait pour mission de faire contre poids à la BCE et de réfléchir à la mise au point d’une politique de croissance européenne en liaison et cohérence avec chacune des nations de la zone euro mais aussi avec les autres grandes puissances mondiales sous l’égide du FMI.
  • Une politique de grands travaux au service de la croissance financés par le budget européen. Ce budget pourrait recueillir -pour partie- les fonds provenant d’un grand emprunt européen par ailleurs, les fonds provenant d’une taxe sur l’ensemble des capitaux ou échanges interbancaires à l’échelon européen ou de l’Europe vers le monde.
  • Une monnaie, l’euro, au service aussi de la croissance européenne et des entreprises exportatrices ; c’est-à-dire un euro stable et compétitif par rapport au dollar.

 

Synthèse des propositions

  • création d’un ministre européen des Finances et du Développement Économique
  • création d’un Trésor Européen
  • mise en place d’un plan à l’échelle européenne
  • une politique de grands travaux au service de la croissance…
  • … financée sur les fonds d’un budget européen
  • des objectifs chiffrés (comme les critères de Maastricht) en matière de taux de croissance et de chômage d’ici 2015.

Europe dans le monde , , ,

“Travaillez mieux pour vivre mieux”

Mercredi 17 décembre 2008

Le slogan d’hier: “Travaillez plus pour gagner plus”…

Etait-ce une promesse électorale (mais dangereuse)? Une évidence de la vie (mais peu évidente…) ? La reconnaissance que l’Etat ne pourra plus rien pour nous (mais anxyogène voire irréaliste) ?  

Tant de français qui travaillent tant pour simplement survivre, tant de français qui n’ont plus le temps de leur temps, tant de français qui travaillent plus pour que l’Etat gagne plus et dépense plus (et trop souvent mal ). 

Mais aussi tant de français qui même s’ils travaillaient plus n’auraient jamais vraiment plus (plus c’est plus, c’est pas 1 ou 2-3% par an) soit à cause de leurs statuts (professeurs, infirmières etc) soit à cause du poids de charges supplémentaires (garde des enfants pendant le travail supplémentaire) soit à cause du poids des impôts et autres (tous concernés et notamment les artisans mais la liste est sans fin). 

Qui sont les français qui peuvent réellement se dire et constater que le fait de travailler plus les feraient gagner (vraiment)plus ? 

C’était un slogan, un slogan probablement imprudent et de simple circonstance que l’auteur, dans une attitude électoraliste (même si convaincu), a inventé ou simplement répété et, on espère, presque sans vraiment réfléchir (c’est vrai que ça apparaît vrai et que parfois même c’est vrai …). 

Toutefois aujourd’hui des mesures sont prises pour mieux répartir les revenus des entreprises. On veut mieux équilibrer entre l’intéressement en faveur des salariés et les “bonus” pour certains dirigeants. C’est donc “Travaillez plus ensemble et vous gagnerez plus ensemble et (donc ?) chacun”: c’est déjà mieux ! 

Travaillez plus ensemble c’est travailler mieux et pas toujours plus, c’est travaillez avec courage voire même avec un certain bonheur (c’est vrai que c’est parfois dur) et dans la perspective d’une juste répartition des fruits du travail. 

Alors s’il fallait un slogan aujourd’hui, peut-être pourrait-il plutôt être:

“Travailler mieux pour vivre mieux”

Travail & vie personnelle , ,

Les rôles de l’entreprise du XXIème siècle

Lundi 15 décembre 2008

La crise que nous traversons présente l’atout de nous permettre de faire un arrêt sur image sur la situation économique de la France afin de diagnostiquer les erreurs que nous avons commises ces dernières années.

Des méthodes de management maladroitement empruntées au modèle anglo-saxon et inadaptées à notre pays ont servi de locomotive de croissance mais ont conduit à un libéralisme sauvage et à un mal être généralisé des salariés des entreprises.

La croissance artificielle pour beaucoup d’entreprises par un endettement croissant incontrôlé, la course aux objectifs des trimestres pour garnir les stocks options et les primes exceptionnelles de quelques apparatchiks du système, puis l’explosion d’une bulle incontrôlable nous ont remis devant nos responsabilités d’humain. Tel Sisyphe devant son rocher, nous voilà presque revenu à la case départ  avec comme devoir de repenser un système économique pour les décennies à venir afin que notre génération et les suivantes puissent préserver les acquis que nos aïeux ont mis tant d’efforts à construire.

Nous avons donc une responsabilité : celle de promouvoir un modèle de société envié par le reste du monde.

En effet, la France est attendue tel une aînée au sein de la famille Europe pour montrer la voie à un moment où beaucoup de fondements - sur lesquels notre économie de croissance s’est reposée -  s’effritent.

Il est de notre devoir citoyen d’être force de proposition pour notre avenir et donner des axes de réflexion à nos politiques pour les mener à bien ! Pourquoi ne pas commencer à raisonner enfin en tant que Nation chef de file de l’Europe, elle-même modèle pour les autres continents par les valeurs fortes incubées, fruits de l’héritage de notre longue Histoire millénaire.

Replaçons la création de valeurs économique et social, symbolisée par le dynamisme d’une PME, comme valeurs nobles et donc fondatrice de notre nouvel élan pour notre Nation !

En plaçant la PME comme pivot central de notre pensée économique, nous nous adressons à 99% des entreprises de notre pays, à plus de 2/3 des emplois et plus de la moitié du PIB national !

Mais cela demande une véritable remise en cause dans un pays où le corporatisme est roi, et dans lequel on pense qu’une société « sérieuse », « professionnelle » ne peut être qu’une « grande société avec beaucoup d’actionnaires ».

Pensez Libre nous permet de nous livrer à cet exercice et à réfléchir ensemble à quel serait le modèle de PME dans lequel nous nous sentirions fier de travailler. ‘Feel proud of your work and your company’ fanfaronnent les Américains.

Pour y arriver, nous pourrions par exemple commencer par définir 10 nouvelles idées pour définir un nouveau socle pour cette nouvelle entreprise européenne du 21ème siècle.

Voici quelques axes de réflexions pour lancer le débat :

-       une plus grande souplesse dans l’organisation du travail : le développement des nouveaux médias de communication et surtout l’essor d’Internet permettent de faire travailler un groupe de personnes géographiquement éclaté de manière solidaire. Nous pouvons désormais réfléchir à un mode de mesure du travail du salarié qui ne serait plus en heures travaillées mais en objectif à réaliser. Ainsi, si une personne atteint son objectif dans un contexte autre que celui dans lequel il évolue jusqu’à présent (par exemple, de chez lui 2 jours par semaine et 3 jours par semaine au bureau avec ses collègues), la notion de 35 heures ou 39 heures devient caduques. Seul compte l’objectif trimestriel, semestriel ou annuel fixé conjointement entre le salarié et son patron.

-       un nouveau système de répartition du capital : une entreprise est crée au départ par un capital apporté par des actionnaires. Au fil du temps, ce capital est fructifié par le travail de l’ensemble des salariés. Les salariés devraient donc automatiquement bénéficier d’un pourcentage de la plus value de ce capital. Ce mécanisme, facultatif, n’a été pensé que dans une logique d’intéressement aux bénéfices et non en termes de bonification social, à savoir le statut d’actionnaire dans la société.

-       le financement de l’entreprise par les salariés : à partir du moment où le capital d’une société est ouverte à ses salariés, pourquoi ne pas généraliser le principe d’ouverture d’une partie du capital ou de compte courant d’associés pour financer le besoin en fond de roulement d’une société et donc financer la croissance de l’entreprise par un autre moyen que l’endettement bancaire, très coûteux pour l’entreprise. L’entrepreneur, qui fait aujourd’hui appel à une banque pour un montant de découvert autorisé, et qui peut se voir à tout moment interdire cette ligne de crédit mettant en péril la vie de l’entreprise et de ses salariés, pourrait faire appel à eux pour assurer une partie de la gestion de sa trésorerie. Le salarié verrait son argent rémunéré suivant un taux journalier défini conjointement entre lui et son patron.

-       une ouverture sur l’étranger accrue : au sein d’un programme de développement des échanges économiques entre sociétés européennes, pourquoi ne pas imaginer un programme dans lequel des sociétés d’un même secteur échangerait des collaborateurs pendant quelques semaines par an pour les former aux méthodes de travail locales. Cela favoriserait les échanges commerciaux intra communautaire.

-       le parrainage : les plus anciens salariés ont beaucoup de choses à apprendre aux nouveaux salariés et les nouveaux salariés ont un œil neuf sur la société et donc beaucoup à apprendre aux plus anciens. Pourquoi ne pas définir un programme de parrainage obligatoire dans l’entreprise afin de faciliter l’intégration des équipes, la transmission de savoir et la fluidité de la connaissance.

-       la formation continue : par nature, le chef d’entreprise se préoccupe des salariés qui sont stratégiques pour lui et pas nécessairement de combattre les inégalités. Pourquoi ne pas rendre obligatoire la formation continue pour l’ensemble des salariés.

-       droit individuel à la formation (émancipation personnelle) : beaucoup de salariés dans les pays émergents se forment après leur journée de travail afin de changer d’orientation professionnel après quelques mois ou années dans un domaine d’activité. En France, les salariés qui souhaitent changer d’orientation professionnelle ne sont pas incités à le faire. En créant un droit individuel à la formation par salarié, celui ci pourrait changer de secteur d’activité et se voir déduire une partie de cette formation de ses impôts. Cela permettra également de détendre la fluidité du marché du travail.

-       l’innovation : allouons aux entreprises un budget obligatoire de recherche et développement afin qu’elle soit toujours à la recherche de nouveaux produits et services sur leur marché. Ce budget serait soit alloué directement au sein de l’entreprise soit au travers d’une société marraine ou d’un partenariat avec un établissement de l’enseignement supérieur.

-       la mutualisation des comités d’entreprise : afin que les salariés des petites entreprises puissent accéder aux mêmes services que les salariés des grands groupes, une petite entreprise pourrait accéder au même comité d’entreprise d’une société plus grande qu’elle, d’un même secteur d’activité ou même code APE. En échange, la société plus petite se verrait facturer un tarif forfaitaire pour l’utilisation du comité d’entreprise.

-       le développement des crèches d’entreprises : en Europe, les congés de maternité varient de quelques semaines à quelques mois. Mais, pour la productivité de son salarié, l’entreprise a tout intérêt à s’impliquer dans la politique familiale. En effet, 80% des mères continuent de travailler tout en élevant leurs enfants en bas âge. La crèche d’entreprise résout les problèmes d’absentéisme et rassure les parents ce qui contribue à instaurer un climat positif de travail.

Ces idées ne sont que quelques éléments de réflexions pour mener à bien une réforme profonde du rôle de l’entreprise pour le citoyen du XXI siècle. Nous vous invitons à contribuer à ce blog afin d’y apporter vos idées et que celui-ci serve de plate forme interactive d’échanges.

Et n’oubliez pas : toute idée est bonne à présenter même si elle vous paraît aux primes abords saugrenueou décalée !

Pensez libre !

A très bientôt !

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