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Archives pour 01/2009

Appel à la Paix

Jeudi 22 janvier 2009

Devant la crise du Moyen Orient nous sommes inquiets car les solutions proposées par les politiques ne semblent pas faire pression sur les antagonistes.

Nous sommes persuadés qu’il est nécessaire de fédérer toutes les initiatives autour du mot Paix, que cela soit individuel ou associatif, il est indispensable de rassembler pour que nous devenions une force incontournable face aux extrémistes de tout bord, qu’il est nécessaire de canaliser et au mieux de convaincre.

Par cet appel nous sommes tous concernés : Israël, la Palestine, l’Europe, les Etats-Unis, la France

Nous avons besoin de vous tous : Juifs, Musulmans, Chrétiens, Agnostiques.

SVP votre signature sur notre blog est indispensable pour créer une force qui permettra une initiative forte.

En premier, sur Paris un grand rassemblement sous le signe de la Paix, symbolisée par des drapeaux blancs (STOP A LA GUERRE).

Le but final de cet appel après un grand rassemblement à Paris, organiser un grand pèlerinage de la Paix en nous rendant à la frontière GAZA/ISRAEL.

Il est indispensable que cela soit gigantesque, pour cela nous avons besoin de vous tous ! toutes religions, toutes conditions sociales, Artistes, Politiques, Ecrivains, Journalistes etc…

 

ESPRIT DE PAIX - ATTENUER LES HAINES. Les peines pour permettre un vrai dialogue dans le respect, en espérant deux pays côte à côte chacun avec son autonomie.

 

PAIX, PAIX

 

Il est indispensable de venir rencontrer ces deux peuples en difficultés. Comme tout individu, ils ont besoin de se sentir aimés par le monde, avec leur différence.

 

Jeanine POLLEIN
Pollein.jeanine@wanadoo.fr
06.82.20.22.78

Libertés au quotidien

L’Art est notre avenir, alors comment aider l’art ?

Samedi 17 janvier 2009

 

Intérieur design d'un avion conçu par l'artiste allemand Till Nowak pour SCHOTT AG

Intérieur design d'un avion conçu par l'artiste allemand Till Nowak pour SCHOTT AG

Nous sommes dans un moment crucial de notre histoire (crise économique, financière, écologique…).  Nous  entrons dans une période de récession, de réduction des dépenses jugées non prioritaires. Vous pouvez vous dire, que l’art c’est futile, secondaire et que nos hommes politiques ont « d’autres chats à fouetter » que de s’occuper d’art.

 

J’ai envie de vous répondre, que jamais nous n’avons eu autant besoin de l’art.

D’abord c’est bon pour le moral et nous en avons besoin. Ensuite, parce que dans notre société en pleine transition, nous avons besoin de comprendre notre passé, de repenser notre futur et surtout d’imaginer de nouvelles solutions.

Nous avons besoin de créatifs, d’explorateurs  des possibles, d’entrepreneurs visionnaires, capables de relever les défis. Et comme l’art est à la fois une source d’inspiration et le meilleur moyen de stimuler notre potentiel créatif, il est par conséquent vital que l’Etat soutienne l’art et crée les conditions favorables à sa promotion et sa diffusion. Il doit favoriser un climat propice à la création, et  garantir  la liberté d’expression. Nos hommes politiques ont donc intérêt à  intégrer l’art dans leurs prochains projets politiques.

 

Quelles sont les solutions pour promouvoir l’art ?

En  voici quelques-unes :

 

Faciliter son apprentissage dès l’enfance

Le meilleur moyen d’initier l’homme à l’art, c’est de commencer dès la prime enfance. Cela commence à l’école et pas seulement par l’enseignement mais aussi par la découverte.

On peut et on doit sortir les conservatoires de leurs murs pour aller à la rencontre des enfants au sein de l’école et faciliter l’enseignement de la musique, de la danse et du théatre.

Nous pouvons faire de l’école un lieu de rencontre avec les artistes.  Les peintres, les sculpteurs pourraient y faire des expositions, parler de leur démarche et de leur expérience. On peut également imaginer des auteurs venant présenter leurs oeuvres et animer des classes d’écriture, des acteurs faire des représentations. Les étudiants musiciens pourraient faire des concerts et avoir ainsi l’opportunité de s’exercer à jouer en public tout en initiant les enfants. De nombreuses disciplines artistiques sont tout autant concernées.

 

Le Promouvoir  par la télévision et internet

La Promotion de l’art par la télévision rentre tout à fait dans cadre de la mission du service public, à savoir, avoir une démarche à la fois éducative et informative. Cela veut dire proposer plus d’émissions sur l’histoire des arts, sur les artistes contemporains et montrer les tendances à venir, tant en matière de musique, de design que d’architecture, la liste n’est pas exhaustive.

La production des différentes émissions pourraient se faire en collaboration, avec les musées, des galeries, des salles de spectacle, en France et même à l’étranger, afin de stimuler la création et de faciliter les financements.

Le service public n’a pas à présenter des émissions à tout prix promotionnelles, il peut se se permettre d’offrir au public la possibilité de découvrir des choses auxquel il n’est pas à priori ouvert. Je pense notamment aux films en noir et blanc qui ne passent plus sur le petit écran sous le prétexte que les plus jeunes ne les aiment pas, alors que c’est une question d’habitude et qu’ils perdent beaucoup à ne pas les voir.

Internet est une mine inépuisable de données en tout genres, tant comme banque de données que de lieu  de communication mondiale. Il permet d’enrichir les  interactions, de créer de l’émulation et de stimuler la créativité.  Certains artistes explorent les nouvelles formes d’expression artistique à l’aide de nouveaux médias et de technologies numériques. Même ceux qui optent pour des disciplines plus traditionnelles y font souvent appel pour diffuser leurs œuvres. Internet est donc le terrain idéal pour l’innovation artistique.

Dans cette optique, le développement du haut débit, du numérique et la formation en informatique sont fondamentaux.

 

Institut Hongrois

 

Faciliter son intégration  dans la ville

Il serait intéressant de mieux intégrer l’art dans la ville, en insérant l’artiste dans le tissu social et en rapprochant la population de l’oeuvre d’art.

Au même titre que l’on prévoit des commerces et des logements dans les plans d’urbanisme, on devrait réserver des zones pour des ateliers, des résidences pour artistes.

On peut prévoir dans la conception de pleins lieux de vie comme les entreprises, des espaces d’exposition (hall d’entrée, cafétéria…). Ainsi les artistes pourraient  trouver plus facilement des espaces pour créer et pour exposer.

On pourrrait multiplier les oeuvres d’art  sur les espaces extérieurs comme cela se fait déjà souvent au Luxembourg ou en Allemagne. Pourquoi pas utiliser l’adoption de sculptures comme cela s’est fait dans le parc de Versailles.

Les partenariats entre collectivités locales, les entreprises et les artistes sont à encourager. Il y a des exemples réussis comme celui de Véolia à Nice où des artistes ont conçu les décorations de ses bus. Chaque ligne de bus est différenciée par une couleur et un thème ou bien le projet  « ville d’art et d’artistes » lancé à Lille en 2007.

 

Le rapprocher du  monde des affaires

L ‘Etat et les collectivités locales doivent continuer à soutenir l’art, mais ils auront de plus en plus de mal à le financer seuls. Il est par conséquent nécessaire de soutenir cet engagement  mais également de mettre en place des mécanismes qui favorisent les financements privés notamment par les entreprises. Voici quelques propositions  :

  • Rôle actif des chambres de commerce dans le rapprochement entre le milieu des affaires et celui de l’art. Comme par exemple, la mise sur pied d’ateliers de créativité pour les entreprises avec des artistes, la sensibilisation des entreprises sur les besoins d’organismes culturels et les retombées économiques, l’encouragement des entreprises à organiser des évènements artistiques dans leurs murs, la création de prix  pour récompenser et mieux faire connaitre au grand public, les entreprises performantes en matière de mécénat et de partenariat, la pratique de réseautage entre les entreprises et le milieu culturel.
     
  • Création d’un organisme dont la mission serait  de mettre en relation  l’Etat, des fondations publiques et privées, des associations, des entreprises, le Medef,  des institutionnels et des collectionneurs,  qui agirait en tant que forum de réflexion et d’actions, et qui jouerait un rôle de réseautage et de mise en commun des ressources sur des projets artistiques.
     
  • Regroupement des organismes culturels pour des fins de collecte de fonds et pour donner plus de visibilité aux petites structures,
     
  • Mise en place de nouvelles mesures fiscales destinées à favoriser le financement privé de l’art

 

Développer ses relations avec les  sciences exactes et les sciences humaines

De nombreux artistes s’intéressent à la programmation informatique, à l’intelligence artificielle, et aux défis de notre temps. La science fait de plus en plus appel à la visualisation graphique, à la capacité prospective d’artistes et d’écrivains. C’est pourquoi, il est indispensable de favoriser les lieux de rencontres et de dialogue entre scientifiques, économistes, sociologues et artistes, et de promouvoir les laboratoires interdisciplinaires et la coopération universitaire, en France et à l’étranger. Cela créera ainsi une dynamique entre production artistique, recherche et développement et innovation industrielle.

 

Rentrons dans l’ère de l’imagination et créons notre avenir.

 

Sophie Saudrais

Accès au savoir & culture ,

La France, c’est Midnight express tous les jours !

Jeudi 15 janvier 2009

prisons_162La France serait « le pays des droits de l’homme » ! Jamais cette expression n’a autant été utilisée à tort et à travers. Implicitement, cette formule, à l’emporte pièce, revendique, à la fois, un droit de propriété sur ces droits de l’homme et  pose, pour ceux qui la revendique, la France en donneuse de leçons et en censeur.

L’état de notre Justice est l’illustration criante de ce que la France ferait bien de balayer devant sa porte avant de se poser en modèle du genre.

D’une manière générale, je dois avouer que je n’ai pas une grande propension à déborder d’affection pour les personnes détenues dans les prisons françaises mais il m’est insupportable de savoir que celles-ci sont entassées en nombre comme de la marchandise dans des cellules qui ressemblent davantage à des cachots plus dignes de l’Ancien Régime que des années 2000.

Condamner un homme ou une femme à la réclusion n’est pas les condamner à vivre entassés derrière des barreaux entre quatre murs délabrés avec de nombreux congénères ou compagnons d’infortune.

Cette situation revient, de fait, à dénier à chacune de ces personnes la qualité d’être humain alors qu’en droit elles n’ont été, si j’ose dire, que condamnées à la privation temporaire de liberté et de divers droits civiques.

Pire encore ! Chacun connaît les conséquences dramatiques de cet entassement dans les cellules françaises ! Outre le fait que l’on y trouve des détenus dont l’état psychique relève davantage d’une hospitalisation d’office dans une structure psychiatrique que d’un cachot surpeuplé, cette promiscuité permet aux plus forts d’abuser des plus faibles.

C’est ainsi qu’avec la complicité passive de l’administration les cellules françaises sont, dans l’indifférence générale, le lieu de viols, de tortures, de rackets, de chantages, de meurtres et de contamination - de petits délinquants y côtoyant de dangereux criminels - Certains, pour échapper à cet enfer quotidien, en viennent à se suicider.

Oui, on tue dans les prisons françaises et personne ne bouge. Personne ne bouge car ces pauvres hères ne sont ni fils de ministres, encore moins d’archevêques …., ou de grands patrons. Ils sont souvent originaires de familles défavorisées et ont souffert dans leur enfance de conditions sociales défavorables qui ont prédéfini, pour beaucoup, leur fatale destinée.

Parfois, l’on se retrouve en prison pour des faits qui n’auraient pas dû vous y conduire. Souvenez-vous, quelques semaines avant Noël, près de Rouen. Un homme relativement jeune, non connu des services de police, selon la formule consacrée, s’est retrouvé en prison parce que les services de l’Etat l’avaient intercepté au volant de son véhicule pour la deuxième fois avec un taux d’alcoolémie dépassant le seuil autorisé. La sanction fut la prison, comme si la liberté n’était pas une valeur fondamentale et qu’elle ne devait être retirée que très exceptionnellement. Comme si la mise en fourrière du véhicule et une amende n’auraient pas suffi : vaut mieux une « prison » pour les véhicules qu’une prison pour les hommes qui ne sont pas des criminels.

En dépit de ses protestations et de celles de sa compagne, il a été maintenu dans une cellule avec un codétenu psychopathe qui avait fait parler déjà de lui. Qu’advint-il ? Ce dangereux codétenu égorgea, sans autre forme de procès et en toute tranquilité, à l’abri des murs de sa cellule, le malheureux conducteur contrevenant.

Aucun officiel, ni membre du gouvernement ne reconnurent leur responsabilité ou celle de l’Etat mais le conducteur contrevenant et désormais victime n’était pas fils d’Archevêque : ceci explique peut-être cela …

Alors au lieu de lancer à tout va des pseudo-réformes, la dernière en date pour occuper le paysage médiatique étant celle du remplacement du juge d’instruction par le juge de l’instruction pour, définitivement, enterrer les affaires politico-financières, la Garde des sceaux et son président feraient mieux tout simplement de lancer un seul programme : celui de construire une cellule par détenu.

Au lieu de jouer avec les média au sujet de sa garde robe, de ses bijoux, du père de son enfant, au lieu de décourager les membres de son cabinet qui finissent tous par démissionner, la garde des sceaux, avec son président préféré, ferait mieux de prendre cette mesure simple digne du moindre pays se prétendant civilisé.

Au lieu de lancer des leurres inutiles et dangereux comme le projet d’incarcérer les enfants de 12 ans ou celui de détecter dès la crèche chez les enfants de moins de trois ans ceux qui auraient des propensions à une délinquance future, la Garde des sceaux serait bien inspirée de s’occuper de ses prisons.

Au lieu de faire comme si on ne connaissait pas la situation critique des prisons françaises, au lieu de ne pas donner suite aux condamnations de Bruxelles sur ce sujet, au lieu de laisser lettres mortes les rapports des commissions parlementaires sur ce même sujet, au lieu de nommer un contrôleur des prisons comme si la situation n’était pas connue, la Garde des sceaux ferait mieux de s’attaquer efficacement et durablement à ce chantier.

J’attends un Garde des sceaux qui annonce une seule chose : que chaque détenu ait sa cellule individuelle. Outre qu’il s’agit là d’une obligation et de l’honneur de notre pays, il est plus facile de réinsérer des hommes et des femmes qui n’ont pas subi de sévices en prison.

Alors, Midnight express ça se termine quand en France ?

Nilua Navy

 

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